mardi 20 octobre 2020
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Le colonel Cholous en Afghanistan (Photo DR)

Le colonel Cholous, un référent pour le maintien de l’ordre a quitté la Gendarmerie

Colonel Cholous

La Gendarmerie et plus spécialement la Gendarmerie mobile vient de perdre un “grand serviteur” et surtout l’un des plus grands spécialistes du maintien de l’ordre du pays et de la gestion de crise. 

Le colonel Philippe Cholous a en effet quitté l’Arme en toute discrétion et est désormais délégué du comité international de la Croix Rouge auprès des forces armées et de sécurité/Afrique centrale-Tchad. Bien que breveté de l’école de guerre, sésame pour les étoiles, il a préféré rejoindre le civil. 

Le général Descoups, commandant de la Gendarmerie de Guadeloupe lui a rendu hommage en début d’année à travers une prise d’armes alors qu’il venait d’achever une mission sur place.

Il était depuis 2015 commandant en second du  groupement blindé de Satory, le GBGM,  après une mission délicate et dangereuse de deux ans en Afghanistan auprès du général commandant la police nationale Afghane comme conseiller “ordre public” pour la mise en place et la gestion d’une force de contre- insurrection de 15 000 militaires engagés en opérations de guerre. 

Instructeur à Saint-Astier

Entré en Gendarmerie par le biais du concours officier de réserve (troupes de marine), Philippe Cholous, instructeur d’intervention et moniteur de franchissement opérationnel,  a fait une très grande partie de sa carrière dans la mobile mis à part le commandement de la compagnie de Valenciennes en 1995. Il a également servi dans la coopération et dans et deux passages dans le domaine de la police judiciaire. D’abord en 1999, en tant qu’adjoint au directeur, puis directeur du centre interministériel de formation anti-drogue à Fort de France. Puis comme commandant du détachement Gendarmerie à la direction centrale de la police judiciaire en 2000 en tant que responsable pour la Gendarmerie des canaux de coopération policière internationale Interpol/Europol/Schengen et d’une unité dédiées forte de 50 experts. 

En mobile, il a commandé en 1993 un escadron à Bordeaux avant de prendre la tête de l’ancêtre de l’antenne GIGN de Guyane, le groupe des Pelotons Mobiles (GPM) et de l’équipe légère d’intervention (ELI) en Guyane.

Instructeur au sein du Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie Saint-Astier de 2003 à 2006 , il a eu en charge l’ensemble des formations internationales en rétablissement de l’ordre et en intervention, de l’élaboration des concepts, ainsi que des expérimentations de matériels pour la Gendarmerie.

De 2006 à 2009, il a commandé le groupement de Gendarmerie mobile d’Hyères avant d’être nommé chef de la section gestion civile des crises à la représentation militaire de la France auprès de l’Union européenne où il a été en charge de représenter la France pour la conception et la conduite des 14 missions de police et d’état de droit de l’UE.

Chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite, il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec une citation à l’ordre du régiment, de la croix du combattant, de la médaille de la défense nationale or avec deux citations à l’ordre du régiment et de la division, de la médaille d’outre mer, et des médailles commémoratives Côte d’Ivoire, Afghanistan, ex-Yougoslavie et OTAN, des
médailles pour acte de courage et de dévouement, de la protection judiciaire de la jeunesse.

Il  est également décoré de la croix pour valeur dans le service (Russie),  des médailles d’honneur de la police nationale afghane et des troupes de l’intérieur d’Ukraine.
Personnage éclectique, féru de philosophie, passionné d’histoire militaire et instructeur fédéral de karaté, auteur de plusieurs ouvrages remarqués (*)  Philippe Cholous qui fait partie de l’association des écrivains combattants. 

D.C

(*)

De la philosophie essentielle du commandement militaire, Lavauzelle, 2015, 

Deux ans dans les pas de Zamaraï Païkan , général et héros afghan, Lavauzelle, 2015.

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Un commentaire

  1. Gaétan

    On ne se pose pas de questions sur tous ces départs de “cadre”, très qualifiés et expérimentés qui préfèrent rejoindre le domaine civil plutôt que poursuivre une carrière dans l’Institution ? Et cela ne touche pas que les officiers: OPJ, DA, SIC…… L’âge moyen recule, l’expérience avec mais les attentes sont plus grandes. Ça risque de coincer un jour ou l’autre !

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