mardi 18 mai 2021
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Un gendarme du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L'Essor).
Un gendarme du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L'Essor).

Le C3N fait tomber un vaste réseau de pédopornographie sur internet

Une vaste opération a permis le démantèlement d’un réseau de pédopornographie a-t-on appris ce dimanche auprès de la Gendarmerie.

Bilan : 14 personnes interpellées, domiciliées notamment à Paris, Reims, Bordeaux ou Poitiers. Les gendarmes ont également saisi plus de 1.000 “contenus pédopornographiques” ayant circulé sur internet en novembre, pendant le deuxième confinement.

Baptisée Horus et placée sous l’égide du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), l’opération a mobilisé d’importants moyens humains. Outre le Centre national d’analyse des images de pédopornographie (Cnaip) commandé par Régis Villette, rattaché au C3N, une cinquantaine de cyber-enquêteurs de la gendarmerie, issus d’une trentaine d’unités de recherches différentes, étaient sur le pont. Ces derniers ont enfin pu compter sur l’aide d’Europol pour identifier un suspect établit à l’étranger.

Identifier les victimes de pédopornographie pour les “sortir de l’emprise dans laquelle elles se trouvent”

Et le justice n’a pas trainé. Trois des interpellés sont déjà passés en comparution immédiate. Les onze autres prévenus, placés sous contrôle judiciaire, attendent leur jugement. Parmi eux, trois ont été présentés devant le juge d’instruction pour une ouverture d’information précise la Gendarmerie dans son communiqué, après une information dévoilée dans le Journal du dimanche.

Les “contenus pédopornographiques” seront quant à eux soigneusement étudiés. Les gendarmes du C3N vont tous les visionner. Objectif : identifier les victimes “pour les sortir de l’emprise dans laquelle elles se trouvent”, explique le colonel Bouillié, chef du service central de renseignement criminel, à l’hebdomadaire français. Et ce, malgré leur caractère “insoutenable”.

Lire aussi: Un gendarme de Haute-Savoie inspire une députée pour lutter contre la pédocriminalité

Le gendarme s’inquiète par ailleurs d’une augmentation “sensible” de la production et de la consommation d’images pédopornographiques sur Internet. « À partir du moment où les gens sont confinés chez eux, ils sont plus souvent connectés et davantage portés sur leurs addictions », explique-t-il. Mais, il prévient : “Où que vous soyez, même sur le dark Web, on vous trouvera”. Un message on ne peut plus clair.

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