samedi 16 novembre 2019
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Le site Cybermalveillance a rédigé des "fiches réflexes" sur différents types de cybercriminalité.

Le bon bilan de la plateforme Cybermalveillance, deux ans après son lancement

Deux belles affaires où elle a apporté sa contribution, une reconnaissance du public… Deux ans après son lancement, la plateforme d’assistance aux victimes Cybermalveillance affiche un beau bilan.

Créé en octobre 2017, le groupement d’intérêt public Acyma a trouvé sa place. En 2018, il avait recueilli près de 29.000 signalements. Cette année, ce guichet unique qui met en relation cybervictimes et prestataires en a déjà enregistré près de 75.000 ! Un chiffre, en augmentation, qui semble montrer que Cybermalveillance a bien été identifiée par le public. Portée par les cyberpompiers de l’État, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, le groupement compte désormais quarante membres.

Un gendarme du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L'Essor).
Un gendarme du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L’Essor).

La plateforme s’est notamment fait un nom en apportant une contribution très utile dans deux récentes enquêtes judiciaires. En février 2019, trois chefs d’entreprise lyonnais étaient mis en examen dans le cadre d’une escroquerie informatique d’ampleur – le préjudice est estimé à 1,9 million d’euros. La filouterie avait été repérée par Cybermalveillance. Elle avait ensuite transmis l’information aux cybergendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N).

Lire aussi sur L’Essor : Les cybergendarmes débusquent une escroquerie informatique d’ampleur

Transmission d’éléments techniques

Rebelote il y a un mois. Les policiers de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) ont arrêté un jeune Français soupçonné d’avoir lancé une arnaque sur internet. La plateforme a joué un rôle clé dans la résolution de cette affaire en publiant, sur son site internet, une lettre d’avertissement sur cette arnaque à la webcam prétendument piratée. “Notre dispositif a alerté les victimes”, souligne Jérôme Notin, le directeur général de Cybermalveillance, interrogé lors des Assises de la sécurité des systèmes d’information, à Monaco. Et grâce aux signalements des victimes, l’office central a pu mettre la main sur des “éléments techniques permettant l’identification de l’individu”.

Avec ces bons résultats, la plateforme devrait continuer sa croissance dans les prochains mois. Elle compte dix personnels dont un gendarme au titre du ministère de l’Intérieur. La structure espère pouvoir aller plus loin que le simple référencement de prestataires de sécurité informatique. Elle cherche à mettre en place un système de label pour mettre en avant les sociétés capables “de remédier à un incident au sein d’une PME et de l’accompagner dans la remise à l’état de l’art de sa sécurité informatique”, précise Jérôme Notin.

Lire aussi sur L’Essor : Derrière la plateforme Cybermalveillance, la patte d’un gendarme

 

Le groupement d’intérêt public planche également sur une nouvelle version de son site internet et sur un observatoire du risque numérique. Un travail suivi avec intérêt dans la Gendarmerie. Les unités locales n’hésitent pas à mettre en avant le kit de sensibilisation mis au point par la plateforme, à l’image de ce post récent du groupement du Nord.

Gabriel Thierry.

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