dimanche 25 octobre 2020
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Le général d'armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie le 10 janvier à Paris (Ph:M.GUYOT/ESSOR)
Le général d'armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie le 10 janvier à Paris (Ph:M.GUYOT/ESSOR)

Le bilan du directeur général Richard Lizurey à la tête de la Gendarmerie

Ça y est, le patron des gendarmes a posé son képi. Richard Lizurey quitte l’Institution après trois années passées à la tête de l’Arme. Bilan de l’action du général d’armée en cinq points.

Les brigades de contact

C’est l’une des premières initiatives du patron des gendarmes, marquant ainsi sa différence avec son prédécesseur Denis Favier. Avec les brigades de contact, Richard Lizurey voulait renforcer le lien entre les militaires et la population. Une idée lancée avant l’élection d’Emmanuel Macron qui anticipera la police de sécurité du quotidien, la réforme phare du nouveau gouvernement pour l’Intérieur. Mais pour quelle efficacité? On ne le sait pas précisément: la Cour des comptes appellera justement en mars 2019 à une évaluation du dispositif.

Lire aussi sur L’Essor: Les brigades territoriales de contact, un avant goût de la police de la sécurité quotidienne

La crise des Gilets jaunes

Des gendarmes mobiles, le samedi 20 avril 2019 (Crédit photo:GT/L'Essor).
Des gendarmes mobiles, le samedi 20 avril 2019 (Crédit photo:GT/L’Essor).

L’opération de maintien de l’ordre est hors-norme. Avec au final un très bon bilan des gendarmes massivement mobilisés. Ils ont notamment su faire preuve de discernement face à des manifestants parfois très violents. Pourtant, c’est sur ce terrain que l’on entend le plus de critiques. Le directeur général est parfois accusé d’avoir négligé cette force qui vient, une nouvelle fois, de rappeler qu’elle est indispensable, que ce soit face aux Gilets jaunes ou à Notre-Dame-des-Landes.

Lire aussi sur L’Essor: Les gendarmes dans la crise des Gilets jaunes: la gendarmerie mobile en première ligne (vidéo)

Un social toujours mouvant

En 2016, Richard Lizurey estimait que les associations professionnelles nationales de militaires étaient encore dans la “phase de rébellion“. Trois ans plus tard, le directeur général saluait ces “nouveaux partenaires du dialogue interne” au cours d’un colloque sur les 30 ans de la concertation. Fin de l’histoire? Pas vraiment, car plusieurs alertes ont rappelé aux patrons de la Gendarmerie l’existence de fortes tensions sociales. En octobre 2017, l’annonce d’Emmanuel Macron sur l’arrêt de la transposition de la directive européenne du temps de travail inquiètera ainsi fortement. Rebelote un an plus tard quand les gendarmes craindront de ne pas bénéficier du coup de pouce social promis aux policiers lors de la crise des Gilets jaunes.

Lire aussi sur L’Essor: Emmanuel Macron remet en cause la directive du temps de travail

La science

L’équipement en smartphones Néogend, ici utilisé lors d’une patrouille par un gendarme de Quetigny (Côte-d’Or), est l’un des projets phares de l’Institution dans le numérique (crédit photo: GT/ L’Essor).

Un nouveau conseil scientifique, la poursuite de la transformation numérique, et même la création d’une nouvelle brigade online. Avec Richard Lizurey, la Gendarmerie s’est trouvé un chef très geek. “Il a fait rentrer la science dans la Gendarmerie“, salue un haut-gradé de l’Arme spécialiste du sujet. Un effort soutenu mais fragile. Le général d’armée a dû batailler, avec le chef des policiers Eric Morvan, pour éviter le transfert du service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure (STSI2) dans la future direction du numérique de la place Beauvau. Cette dernière, mise en place au 1er janvier prochain, sera rattachée au secrétariat général du ministère de l’Intérieur.

Lire aussi sur L’Essor: Les projets futuristes d’une Gendarmerie disruptive

L’affaire Benalla

“C’est une décision personnelle et j’assume.” Devant le Sénat, Richard Lizurey n’a pas esquivé ses responsabilités à propos de la nomination d’Alexandre Benalla. L’ex-chargé de mission de l’Elysée, désormais sulfureux, avait été promu au grade de lieutenant-colonel dans la réserve au titre des spécialistes. Si les ennuis du patron des gendarmes se sont limités à cette audition, son image a été écornée avec la promotion de celui qui est devenu le symbole des passe-droits.

Lire aussi sur L’Essor: Le directeur de la Gendarmerie assume la nomination de Benalla comme spécialiste dans la réserve

Gabriel Thierry

 

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Un commentaire

  1. GASTONLAGAFFE

    Félicitation Mon Général.D’autres victoires vous attendent sur d’autres terrains !!

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