mercredi 20 mars 2019
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Illustration (MG/L'Essor).

L’Assemblée nationale se saisit à son tour du malaise des forces de sécurité

Comme un air de déjà-vu. A la demande de l’UDI, les députés vont, selon toute probabilité, se pencher au cours des six mois à venir sur le malaise des gendarmes et des policiers. Le député (LREM) de Seine-et-Marne Jean-Michel Fauvergue a prévu de donner son feu vert de la commission des Lois mercredi 30 janvier à la création d’une commission d’enquête.

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L’ancien chef du Raid, qui s’investit sur les questions de sécurité dans l’hémicycle, a précisé à L’Essor être d’ores et déjà candidat pour le poste qui échoira à la majorité. Celle-ci devrait se partager avec l’UDI les fonctions de la présidence et de rapporteur.

La question du mal-être

Avec la création de cette commission d’enquête, déposée le 19 décembre 2018 par le député (UDI) de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, les députés emboîtent le pas des sénateurs. A l’automne 2018, la droite sénatoriale, inquiète de la vague des suicides dans la Police, avait obtenu la mise en place d’une instance similaire sur ce sujet.

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Comme les sénateurs, les députés s’inquiètent du mal-être des policiers. Dans l’exposé des motifs de la demande de création de cette commission, Jean-Christophe Lagarde s’interroge ainsi sur la bonne prise en charge des risques psychosociaux. Un sujet qui devrait amener les élus du Palais-Bourbon à interroger les gendarmes. L’année 2018 s’est soldée par un triste bilan, 33 gendarmes et 35 policiers s’étant donnés la mort.

De manière plus générale, l’élu de Seine-Saint-Denis veut se pencher sur la question des moyens accordés aux gendarmes et policiers. Le député déplore un “épuisement” dû à l’augmentation de la charge de travail (menace terroriste, délinquance et manifestations violentes sont citées).

Actualité oblige, la mobilisation face aux manifestations des Gilets jaunes et l’équipement des forces de sécurité intérieure dans le maintien de l’ordre devraient être au menu des futurs travaux. Mais les questions des députés vont sans doute être beaucoup plus larges, en témoigne le constat sévère du député Lagarde. Pour ce dernier, “les moyens humains insuffisants, le niveau des rémunérations, les bâtiments et matériels dégradés et parfois obsolètes” sont autant de causes à l’origine du malaise des forces de sécurité.

Gabriel Thierry

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