lundi 28 septembre 2020
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Ecusson des gendarmes des antennes du GIGN. Crédit : M.Guyot/Essor.
Ecusson des gendarmes des antennes du GIGN. (Crédit : M.Guyot/Essor).

L’antenne du GIGN de Joué-les-Tours monte en puissance

Opérationnelle depuis l’été, l’antenne régionale du GIGN de Joué-les-Tours monte en puissance. Les hommes s’installent progressivement depuis le mois d’avril dans des locaux provisoires de la caserne Dutertre, siège de l’escadron de gendarmerie mobile 36/3 de Joué-les-Tours.

« Il est grand temps pour nous de gagner nos nouveaux locaux », affirme à « L’Essor » l’adjoint au commandant de l’antenne, le capitaine Jordane B. La livraison de leur bâtiment, normalement prévue pour août, a pris du retard. Les gendarmes, encore à l’étroit, prennent donc leur mal en patience.

L’objectif est de parvenir à rassembler les 32 hommes prévus dont trois officiers d’ici à la fin de l’année. La sélection est rude. La première étape est une sélection sur dossier, la deuxième une sélection sur tests physiques d’une durée de trois jours. Enfin, les candidats retenus à l’issue de ces deux étapes poursuivent un stage de formation de six semaines au GIGN à Satory.

Une mission d’alerte contre le terrorisme

 

« Les antennes ont une vocation première qui est d’apporter une réponse opérationnelle en cas d’attentat », explique le capitaine Fabien B., commandant l’antenne du GIGN. « On est davantage sensibilisés sur la question que ne l’étaient les PI2G», poursuit-il. Autre différence avec les Pelotons d’intervention interrégionaux de la Gendarmerie (PI2G) – l’ancienne appellation des antennes du GIGN – les antennes du GIGN sont actionnées par le GIGN à Versailles-Satory et non plus par la région de gendarmerie.

Les gendarmes des antennes doivent partir en moins de 30 minutes. Missions : interpellations judiciaires, arrestations de forcenés, escortes de détenus dangereux, lutte contre la criminalité et contre-terrorisme. « Nous faisons face à toutes les sollicitations placées sous le signe de l’urgence. Cela concerne aussi les prises d’otage en attendant que les équipes du GIGN de Satory arrivent », souligne le capitaine B.

Moins fréquemment, les hommes de l’antenne constituent une réserve d’intervention lors de manifestations ou de rassemblements importants. C’était le cas dernièrement pour le sommet agricole européen du 2 septembre à Chambord (Loir-et-Cher).

Une présence qui suscite des vocations

Intégrée dans l’escadron de gendarmerie mobile 36/3 de Joué-les-Tours, la présence de l’antenne du GIGN est « stimulante » selon le capitaine Fabien Fourcade, le nouveau commandant de l’escadron. Ainsi, quatre militaires du 36/3 ont rejoint l’antenne du GIGN. « Cela suscite des vocations chez les mobiles », atteste le commandant de l’antenne. Pourtant, ces gendarmes d’élite doivent faire face à un nouveau défi, celui d’acquérir « une meilleure visibilité » vis à vis des différentes unités de la région.

L’antenne du GIGN de l’une des quatre antennes régionales du Groupe d’intervention de la Gendarmerie (GIGN) qui viennent de voir le jour avec celles de Reims, Nantes et Mayotte.

Au total, six antennes sont opérationnelles en métropole (Reims, Dijon, Tours, Nantes, Toulouse et Orange) et sept outre-mer (Mayotte, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie et Nouvelle-Calédonie).

 

Nathalie DELEAU

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