dimanche 9 août 2020
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Le conteneur transformé en chambre de torture (Vidéo police néerlandaise).
Le conteneur transformé en chambre de torture (Vidéo police néerlandaise).

L’affaire EncroChat met à jour une salle de torture sur fond de trafic de stupéfiants aux Pays-Bas

Les polices européennes continuent d’engranger de très bons résultats après l’opération EncroChat.

Mardi, la police néerlandaise a ainsi annoncé une prise aussi intéressante que sordide. La police batave a arrêté le 22 juin six personnes soupçonnées de préparer des enlèvements. Les policiers ont alors découvert sept conteneurs maritimes dans le sud du pays, près de la frontière belge. La justice néerlandais soupçonne les suspects d’avoir transformé l’un d’entre eux en chambre de torture. Les six autres servaient de cellules de détention.

Les malfaiteurs n’avaient pas l’intention de plaisanter. Les policiers ont saisi des sécateurs, des tondeuses, des scies à branches, des scalpels, des pinces, des menottes, du ruban adhésif, des cagoules et des sacs en coton noir. Les suspects avaient également doublé les murs des conteneurs avec des plaques insonorisantes. Des menottes étaient attachées au plafond, tandis que des caméras permettaient aux gardiens d’avoir une vue sur l’intérieur de chaque conteneur.

Un des résultats du piratage d’EncroChat

Le piratage par les gendarmes français du réseau de communication chiffré EncroChat a boosté l’enquête néerlandaise. Les militaires du C3N et de l’IRCGN sont en effet à l’origine d’une prise de contrôle inédite de ce téléphone. Les réseaux criminels européens prisaient cet appareil qui prétendait garantir la confidentialité des échanges. Résultat, les messages interceptés ont permis aux enquêteurs de lever le voile sur les projets en cours des personnes arrêtées. “Si je l’ai sur la chaise, d’autres viendront”, explique ainsi un message.

Lire aussi: Le coup de maître des cybergendarmes contre le réseau téléphonique chiffré EncroChat

Les policiers néerlandais surveillaient depuis avril un habitant de La Haye, soupçonné d’être impliqué dans un trafic de stupéfiants. “La combinaison des messages EncroChat interceptés et des observations des rencontres des suspects a conduit à leur identification”, explique la police néerlandaise. Grâce à l’interception des messages dans EncroChat, les policiers bataves ont réussi à prévenir des enlèvements, avant les arrestations du 22 juin. Les six suspects, poursuivis pour enlèvement, prise d’otage, et extorsion, ont été placés en détention provisoire pour 90 jours.

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