samedi 4 juillet 2020
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L'antenne-GIGN d'Orange (Photo d'illustration - JPA/L'Essor)
L'antenne-GIGN d'Orange (Photo d'illustration - JPA/L'Essor)

La Gendarmerie songe à implanter une antenne-GIGN à Caen

Bientôt une antenne-GIGN en Normandie? Si la décision semble acquise, la direction générale de la Gendarmerie hésite encore entre deux solutions. Créer une nouvelle antenne ou déplacer à Caen l’une des six AGIGN de métropole.

La nouvelle a été rendue publique par Ouest-France. La question est, semble-t-il, évoquée depuis plusieurs années. Mais elle a connu ces dernières semaines une avancée majeure. D’après les informations de L’Essor, le ministère de l’Intérieur aurait donné son feu vert à cette implantation à Caen. Mais entre la création d’une nouvelle antenne-GIGN et le déplacement d’une déjà existante, les scénarios varient. Toujours selon nos informations, c’est l’antenne-GIGN actuellement basée à Tours qui pourrait être concernée par un déménagement.

Une opportunité à saisir pour l’antenne-GIGN

Le 1er août 2020, les services des états-majors régionaux des ex-Haute et Basse-Normandie fusionneront officiellement. Ceux, basés à Caen, qui assuraient jusqu’ici la gestion des trois départements bas-normands (Calvados, Manche et Orne) iront à Rouen. C’est là que se situent les bureaux du nouvel état-major de la région de Gendarmerie de Normandie. Par conséquent, une partie des locaux caennais deviendront disponibles. Cela pourrait donc constituer une opportunité à saisir pour ce projet d’implantation d’une antenne-GIGN en un point central de la Normandie.

Si le principe est acquis, selon plusieurs sources concordantes, le projet reste néanmoins soumis à conditions. Notamment de dimensionnement des bâtiments qui pourraient accueillir l’unité d’intervention. Outre les bureaux, la caserne Le Flem, inaugurée à Caen en 2011, dispose de nombreux équipements. Un stand de tir, un gymnase multisports, une antenne médicale, un centre de soutien automobile ou encore une surface technique et logistique. Elle dispose enfin de plus de 160 logements. Argument important quand on connaît les impératifs de réactivité d’une unité telle qu’une antenne du GIGN.

La Normandie, seule région dépourvue d’unité d’intervention

Suite à la réforme des régions de 2015 et la mise en place du nouveau schéma national d’intervention en 2017, la Normandie était en effet la seule des 13 régions à ne pas disposer d’antenne d’unité d’intervention de la Police ou de la Gendarmerie. Une situation toutefois à relativiser puisque, comme le disaient à l’époque les autorités locales, d’autres unités d’interventions dites “intermédiaires” (Psig Sabre et BRI/Bac) veillaient déjà sur les normands. D’autant que la région dispose également de trois pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG). Des unités chargées de la protection des centrales nucléaires de Flamanville (Manche), Paluel et Penly (Seine-Maritime) qui peuvent toutefois occasionnellement intervenir au profit des forces de sécurité publique.

Par ailleurs, la proximité de la Normandie avec Paris rendait l’intervention du GIGN (implanté à Satory, dans les Yvelines) et du RAID (basé à Bièvres, en Essonne) relativement rapide. En l’occurrence, moins de deux heures des principales métropoles normandes en voiture. Et environ entre 30 minutes et une heure de vol grâce aux appareils du groupe interarmées d’hélicoptères (GIH).

Dépourvue d'unité d'intervention, la Normandie verra peut-être une antenne-GIGN s'implanter prochainement à Caen. (Illustration : LP/L'Essor - Réalisée à partir de la cartographie de Futurhit12 (CC BY-SA)).
Dépourvue d’unité d’intervention, la Normandie verra peut-être une antenne-GIGN s’implanter prochainement à Caen. (Illustration : LP/L’Essor – Réalisée à partir de la cartographie de Futurhit12 (CC BY-SA)).

Treize AGIGN réparties en France

Au total, la France compte treize antennes du GIGN. Six sont réparties en métropole, à Dijon, Nantes, Orange, Reims, Toulouse et Tours. Les sept autres, outre-mer, en Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et à La Réunion.

Lire aussi: Les six antennes GIGN de métropole se musclent

Jusqu’en 2019, chacune comptait une trentaine de militaires. Un effectif depuis renforcé avec l’intégration progressive des gendarmes techniciens en escorte d’autorité et sécurisation de site (TEASS). Formés par le GIGN, ces gendarmes sont notamment chargés de la protection des ambassades et du personnel diplomatique.

Lire aussi: Les TEASS, ces gendarmes anges gardiens des diplomates français

LP

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4 Commentaires

  1. Hirondelle

    L’annonce de la création d’une AGIGN à Caen, via un potentiel transfert de celle de Tours, a été diffusée par Ouest France avant sa reprise par l’Essor.
    L’un et l’autre des médias à t il vérifié que les militaires concernés étaient déjà informés ?
    Si tel n’était pas le cas on peut imaginer le niveau de leur surprise voire déconvenue.

    • Alain Dumait

      Monsieur, cher lecteur internaute,
      Notre déontologie nous fait obligation de vérifier les informations avant publication. Pas de prévenir préalablement les personnes directement intéressées. Ce qui serait d’ailleurs impossible…
      Mais n’est-ce pas pour trouver de telles infos que vous allez sur lessor.org ?
      Cordialement !

      • Hirondelle

        Monsieur Dumait,
        Mon commentaire établit que je consulte l’Essor au même titre que d’autres médias.
        Selon les éléments dont je disposais au temps de l’intervention, il n’apparaissait pas que les tourangeaux disposeraient d’informations sur le potentiel transfert de l’antenne en Normandie.
        Cordialement

        • Alain Dumait

          Dont acte ! L’Essor essaye toujours d’être en avance. Et, quand l’information est déjà parue (dans Ouest-France, je crois) nous y ajoutons quelques compléments…Cordialement.

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