dimanche 27 septembre 2020
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Oradour-sur-Glane (Crédit photo: Alejandro Mallea/ Flickr)
Oradour-sur-Glane (Crédit photo: Alejandro Mallea/ Flickr).

La gendarmerie mobilisée dans l’enquête sur les tags d’Oradour

Premier dossier de la division de lutte contre les crimes de haine créée ce 1er août à l’OCLCH. L’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité va en effet coordonner  l’enquête sur les tags négationnistes d’Oradour-sur-Glane. Des inscriptions à la peinture blanche dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 août sur la façade du centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane.

Ecusson de l'OCLCH
Écusson de l’OCLCH.

Derrière “Oradour village martyr”, le mot martyr a été barré. Puis inscrits les mots “menteur, à quand la vérité ? Reynouard a raison”. Militant d’extrême droite, Vincent Reynouard compte plusieurs condamnations pour des propos niant la réalité des chambres à gaz. Ces inscriptions ont évidemment provoqué une très forte émotion. Oradour-sur-Glane en effet avait vu le 10 juin 1944 la compagnie d’un régiment de la division Das Reich massacrer 642 hommes, femmes et enfants. Le plus important crime de guerre commis en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Co-saisie de la SR Limoges et de l’OCLCH

Dimanche, le parquet de Limoges a co-saisi le section de recherches et l’OCLCH pour ces inscriptions. Des  spécialistes de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale) ont relevé des fragments de la peinture blanche utilisée sur la façade souillée. Les caméras de la ville et celles du centre de la mémoire situé à l’entrée des ruines du village martyr vont être exploitées.

La nouvelle division de lutte contre les crimes de haine de l’OCLCH se verra d’ailleurs affecté une partie des renforts (dix personnes) qui vont abonder cet automne les effectifs actuels de l’office. En effet l’OCLCH ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine d’hommes et de femmes pour traiter quelque 140 dossiers de crimes de guerre, de génocides et de tortures. Des enquêtes longues et délicates portant sur le Rwanda, la Syrie, le Liberia ou la Libye. Sans comptes celles sur les crimes de haine, comme les croix gammées sur les tombes des cimetières juifs en Alsace.

Lire aussi: Génocidaires et semeurs de haine dans le viseur de l’OCLCH

Renforts à l’OCLCH

En mai 2020, l’OCLCH a arrêté près de Paris Félicien Kabuga, le financier du génocide rwandais de 1994. Une arrestation très importante qui a a permis de mettre en lumière le travail essentiel de l’OCLCH. La direction de la gendarmerie a donc décidé de renforcer l’office. Et d’en confier la direction à un général de brigade. Le colonel Eric Emeraux a quitté l’office après trois ans de commandement. Le général Jean-Philippe Reiland, un spécialiste de police judiciaire, a pris sa suite le 1er août.

PMG

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