dimanche 7 juin 2020
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Utilisation d'un smartphone Neogend en patrouille (Crédit photo:GT/L'Essor).
Utilisation d'un smartphone Neogend en patrouille (Crédit photo:GT/L'Essor).

La course au successeur du Sony Xperia X, le smartphone des gendarmes, est lancée

Qui pour succéder au smartphone des gendarmes Sony Xperia X? Alors que la crise du coronavirus covid-19 pousse encore plus les gendarmes à utiliser leurs ordiphones Neogend, un très juteux marché vient d’être lancé par l’État.

Le service des achats de la sécurité intérieure vient en effet de publier, le 16 mars, un nouvel appel d’offres. Il va être regardé de près du côté des gendarmes. Des militaires nous avaient fait part de leur déception à propos de l’autonomie des terminaux actuels. Un point crucial alors que les smartphones Neo sont censés devenir le bureau mobile des gendarmes.

Lire aussi: Non, les téléphones NeoGend ne déchargent pas leur batterie même éteints

D’un montant attendu de 123 millions d’euros, ce marché ne doit pas seulement permettre le renouvellement de la flotte des terminaux de l’Arme. La Police, l’Office français de la biodiversité, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et enfin le ministère de la Justice sont également concernés par cette très grosse commande. Soit près de 126.000 terminaux à louer au minimum pour trois ans pour les forces de sécurité intérieure, et à entre 500 et 2000 terminaux à acheter pour le SGDSN.

Nouveau smartphone des gendarmes: 55.000 à 130.000 terminaux attendus

La tablette numérique Neogend (crédit photo: GT / L’Essor).

Dans le détail, la Gendarmerie a estimé ses besoins en location dans une fourchette allant de 55.000 à 130.000 smartphones. Le marché prévoit également l’achat de tablettes, mais pour un budget moindre. L’Arme prévoit ainsi entre 1.000 et 10.000 tablettes. La Police, évalue elle ses besoins entre 10.000 terminaux et 20.000. Un équipement qui devra rentrer dans une enveloppe de 16,5 millions d’euros. Enfin, l’Intérieur a également ouvert un lot pour des boîtiers de connexion bluetooth, une bibliothèque de lecture de bande MRZ et des dispositifs de stockage. Des lots cette fois-ci dédiés aux gendarmes et policiers.

Les industriels de la téléphonie ont jusqu’au 8 juin pour soumettre leurs offres pour le renouvellement du smartphone des gendarmes. Il y a deux ans, c’est un consortium rassemblant Sony et Orange qui avait gagné le marché de la flotte de téléphone de la sécurité intérieure, estimé à environ 50 millions d’euros, face notamment à Samsung. La place Beauvau avait alors choisi les smartphones Xperia X et tablettes Xperia Z4. “Des terminaux robustes, à l’autonomie supérieure et aux excellentes qualités en matière d’image”, avaient alors loué les deux entreprises.

Lire aussi: Pourquoi la Gendarmerie a préféré Sony à Samsung pour ses téléphones NeoGend

Un rapport parlementaire avait toutefois donné un peu plus de détails sur cette compétition. L’Intérieur n’avait pas oublié dans son appel d’offre de préciser une obligation majeure. Celle de “fournir à la Gendarmerie les codes sources des matériels et des logiciels”. En clair, il s’agit de traquer les portes dérobées qui permettent un accès non prévu par un tiers. Mais également, et surtout, de permettre la bonne installation du système d’exploitation maison, Secdroid.

Une obligation que l’Intérieur n’a pas laissé de côté pour son nouvel appel d’offres. Les industriels devront bien toujours ouvrir leur code pour pouvoir fournir le prochain smartphone des gendarmes. Ils devront ainsi délivrer le code source et les configurations du noyau des smartphones, ainsi que les codes sources des pilotes des périphériques.

Une demande clé pour les militaires qui veulent “maîtriser non seulement les applications et les chiffres de son système de transmissions tactiques, mais aussi ses terminaux”, précisait ce rapport parlementaire. A l’époque, Samsung, prié de fournir ses codes source, avait finalement refusé, laissant Sony rafler la mise.

Gabriel Thierry

3 Commentaires

  1. Marc

    Il faut espérer que c’est bien solide contre les attaques de gens professionnels et très malfaisants:
    http://www.opex360.com/2020/03/24/covid-19-des-attaques-informatiques-visent-des-hopitaux-et-des-agences-sanitaires/

  2. HIEGEL

    En écoutant ce matin, 27 mars 2020, la station radio-télé “RMC-Info puis BMF-TV”, les journalistes parlent du décès de la jeune fille de 16 ans, puis, s’adressant à un syndicaliste “Alliance” invité, du décès d’un policier. Pour le gendarme âgé de 51 ans, on n’en parle pas. Pourquoi ? Cependant, le syndicat a quand même parlé du décès du gendarme. Merci. Enfin, quelqu’un qui pense à faire connaître cette triste nouvelle.
    Pourquoi la gendarmerie ne réagit-elle pas mieux de façon à mettre de même niveau les informations de cette catégorie, par exemple. Est-elle moins considérée que la police ?
    Retraité officier de l’Arme, mon entourage ne comprend souvent pas le silence de la gendarmerie, qui surveille 91 % du territoire français et 51 % de la population.

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