jeudi 3 décembre 2020
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Exemple de conversation avec la brigade numérique (Crédit photo:GT/L'Essor).
Exemple de conversation avec la brigade numérique (Crédit photo:GT/L'Essor).

La brigade numérique monte en puissance pour faire face à la crise du coronavirus

La brigade numérique des gendarmes s’est musclée ces deux dernières semaines pour répondre à l’explosion de la demande des usagers.

Ils étaient une vingtaine, ils sont désormais 70. Les chiffres dévoilés par France inter montrent l’ampleur de la montée en puissance de la brigade numérique des gendarmes. Installée à Rennes, la “B-Num” enregistre désormais environ 2.000 sollicitations par jour. Avant la crise du coronavirus, c’était plutôt de 250 à 300, soit 7 à 8 fois moins. Il y a deux semaines, aux premiers jours du confinement, l’arrivée de ces renforts était en cours de finalisation. Selon nos informations, pour les accueillir, la brigade numérique a augmenté le nombre de postes informatiques sur place. Mais d’autres gendarmes apportent un coup de main en télétravaillant à distance.

Lire aussi: Les cybergendarmes sur le front de la crise du coronavirus

Des sollicitations sur le confinement

Le capitaine Patrice Georget, le patron de la brigade numérique (Crédit photo:GT/L'Essor).
Le capitaine Patrice Georget, le patron de la brigade numérique (Crédit photo:GT/L’Essor).

L’essentiel des questions des internautes tourne autour du Covid-19. Ce sont, explique le capitaine Patrice Georget, le commandant de cette brigade numérique, des interrogations liées “au confinement et aux déplacements”. “Des usagers se posent la question de savoir s’ils peuvent sortir sous certaines conditions, pour aller visiter une personne de leur entourage sur une distance plus ou moins longue, pouvoir faire des démarches pas forcément administratives, mais qui présentent un intérêt pour eux, récupérer des enfants lorsqu’il y a des situations de garde alternée”, précise l’officier subalterne à France inter. Il y a également des questions plus insolites. Peut-on aller nourrir ses serpents? Peut-on rejoindre son amoureuse?

Violences conjugales: également plus de demandes

Mais les gendarmes ne sont pas seulement sollicités sur le confinement. La brigade numérique observe également une augmentation des demandes sur la question des violences intrafamiliales. Une conséquence malheureusement attendue, après le confinement de la population française. Ce dernier, rappelait le gouvernement, avec “la promiscuité, les tensions, l’anxiété” qu’il peut engendrer, constitue “un terreau favorable aux violences conjugales et intrafamiliales”. Selon la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, les signalements de violences conjugales ont augmenté de 32% en zone Gendarmerie.

Lundi, un médecin d’un centre hospitalier de Tourcoing (Nord) a ainsi été condamné à trois de prison, dont un avec sursis. Sa femme avait appelé les gendarmes après que le sexagénaire ait tenté de l’étrangler. Selon La Voix du Nord, l’interpellation a été houleuse. Le médecin toussera sur les gendarmes de la brigade de Pont-à-Marcq, affirmant être atteint de la Covid-19. En arrêt-maladie, il n’a pas été testé.

Depuis ce mercredi, les victimes de violences intrafamiliales peuvent également donner l’alerte par simple texto au 114. Un dispositif, prévu au départ pour les sourds et malentendants, désormais élargit en cette période de confinement. Le numéro d’appel complète le système d’alerte mis en place dans les pharmacies et les cellules d’accueil dans les centres commerciaux.

GT.

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