mardi 17 septembre 2019
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Cette promotion est très féminine (Photo Benoit Couvreux/école de Chaumont)

La 496ème promotion de Chaumont honore Georges Guillaume, un gendarme fusillé en 1944

La 496ème promotion de l’école de Gendarmerie de Chaumont, dernière de l’année 2019, a été baptisée. Elle honore le gendarme Georges Guillaume, fusillé en 1944. Une cérémonie a ponctué le 1er août dernier la sortie de la 496ème promotion de l’école de Chaumont. Sur les 115 élèves incorporés le 10 décembre 2018, 102 ont reçu leur “beau galon de gendarme” le 1er août.

4 militaires, 10 réservistes  et un policier

Cette promotion d’une moyenne d’âge de 24 ans était constituée de 68 masculins et de 34 élèves féminins. Elle réunissait des anciens gendarmes adjoints volontaires et d’anciens militaires des armées. 87 d’entre eux sont en effet d’anciens gendarmes-adjoints-volontaires (GAV), 4 sont d’anciens militaires et 10 sont anciens réservistes de la Gendarmerie. Enfin un élève est ancien adjoint de sécurité de la police nationale.

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Sur les 102 nouveaux gendarmes, 40 rejoindront prochainement la mobile (6 féminins et 34 masculins), 6 la Garde républicaine (2 féminins et 4 masculins) et 54 la départementale (25 féminins et 29 masculins).

Un gendarme rejoindra un poste réservé en raison de ses compétences de mécanicien avionique.

Le major de promotion, un marsouin ancien combattant

Le major, à droite, est un ancien marsouin très décoré (Photo Benoît Couvreux)

Le major de promotion est l’élève gendarme Loïc Cresson, 30 ans. Originaire de Saint-Pierre (Réunion), il était dans l’armée de Terre depuis 2009 et était sergent au 1er RIMa (régiment d’infanterie de Marine)  à Angoulême. Marié et père de 2 enfants, ce conducteur d’engin blindé de reconnaissance est ancien combattant et titulaire de plusieurs décorations. Il est notamment titulaire d’une citation à l’ordre du régiment avec croix de la valeur militaire,   du titre de reconnaissance de la nation et de la croix du combattant. Mais aussi de la médaille d’outre-mer échelon vermeil avec agrafe Sahel, de la médaille de la défense nationale échelon argent, et de la médaille de la protection militaire du territoire. Il a choisi la gendarmerie mobile en zone de défense et de sécurité ouest.

Un gendarme haut marnais exécuté en 1944, comme parrain.

Le portrait du parrain et le tableau qui lui est consacré (Photo Benoît Couvreux/école de Chaumont)

Après le maréchal des logis-chef  Kempf, parrain de la 492ème promotion, c’est son compagnon d’arme le gendarme Georges Guillaume qui est à l’honneur.
Né en 1907 à Champcourt (52), Georges Guillaume entre en Gendarmerie en 1929. Il se marie et est père de 2 enfants quand il est affecté en 1939 à la brigade de Chateauvillain (52). En 1943, le gendarme Guillaume est à nouveau père.
Le 24 août 1944, un détachement de troupes allemandes cantonné à Chateauvillain déploie de nombreuses patrouilles. Prétextant des coups de feu tirés par des civils contre eux, ils ouvrent le feu sur les habitants et incendient des habitations et immeubles. Le gendarme Guillaume et le maréchal des logis-chef  Kempf se portent au secours de la population mais ils sont arrêtés par une patrouille allemande. Ils sont alors  fusillés sur le champ dans le parc de Chateauvillain (52). 11 otages civils sont également passés par les armes en même temps. Ce jour là 17 habitants de la comme sont tués.
Le gendarme Guillaume a été décoré à titre posthume de la médaille militaire et de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d’argent.

JF Cortot

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2 Commentaires

  1. Bonjour,
    c’est la première fois il me semble, que je m’exprime dans vos colonnes, quoique les parcourant souvent.
    En tant qu’ancien des forces de Police, maintenant retraité, (30 ans de nuit), je voudrais intervenir sur deux sujets qui m’interpellent.
    Le premier, est, je vois, que des femmes seront affectées en mobile. Je trouve cela plutôt handicapant. Pas que je sois contre les femmes dans les corps d’armées, où autre, (j’en côtoyé en brigade), mais je trouve qu’en matière de service d’ordre, il y a parfois plus de contraintes qu’en brigade. Déjà en BAC, je trouvais que ce n’était pas simple. Mais cela ne reste que mon avis.
    Le second, est que j’espère que les jeunes recrues, nouvellement affectées, seront plus ouvertes et polies que celles que j’ai déjà pu rencontrer par le passé. En effet, à chaque fois que je me fais contrôler, en voiture, on sent cette rigueur militaire, (ce qui est normal, au vu de l’arme), mais qui n’aurait pas à tant transparaître, du fait que ces effectifs ont la plupart du tant à faire à des civils, ce qui est mon cas, du fait de mon ancienne profession. De plus, ne faisant pas tout de suite état de mon ancienne condition, ( je ne le fait que quand le contrôle dégénère !), cela n’est pas rare que je me déplace , suivant l’endroit où je me trouve, en brigade ou en groupement, et ai à faire à ce moment au grade de permanence, (qui n’est pas toujours réjoui!). Ma fille qui se trouve également dans la Police, et qui côtoie des effectifs régulièrement, me faisait la même réflexion.
    Je trouve cette situation déplorable, du fait que je suis très respectueux des institutions, et de tout ce qui s’y rattache. De plus, maintenant, en tant que conseiller- municipal, et correspondant- réserve, je suis amené à côtoyer l’armée en général, (sans jeu de mot!) Je trouve cela très enrichissant. Il faut dire qu’une bonne partie de ma famille se trouvait en gendarmerie, dans l’Aveyron, et que donc petit, j’ai connu les geôles avant tout le monde ! C’est peut-être pour cela que je ne crains pas la maréchaussée !
    Voilà, j’espère ne pas vous avoir importuné avec mes états d’âme, et vous remercie.

    • Votre opinion n’ engage que vous. Je pense au contraire que la militarité dans le comportement est un gage de rigueur dans l’ application des lois, de respect du citoyen et de mesure dans l’ action. C ‘est aussi un puissant outil facilitant la sympathie de la part du public. Les armées ont la côte, pas la police, ne vous en déplaise.
      Sans remettre en cause vos expériences, il est déplacé de votre part mettre en cause la politesse dans notre institution en particulier, certains policiers font bien pire dans le comportement ( la gendarmerie a pris pour habitude de prendre la plaintes refusées par la police par exemple, et ne parlons pas des articles 78-2 du CPP ou L435-1 du CSI qui semblent ne pas être enseignés dans les écoles de police). Peut-être que vous même individuellement vous étiez irréprochable du temps de vos fonctions, tout le monde s’ en sera félicité, mais tous vos “collègues” ( je haie ce mot) ne sont pas des parangons, loin de là.
      Si vous avez rencontré des petits cow boys, c ‘est au contraire certainement une conséquence de l’ abandon de la discipline militaire dans nos écoles, et c ‘est déplorable. A cela s’ ajoute certainement un phénomène générationnel.
      Je vous invite à comparer le nombre d’ enquêtes diligentées par l’ IGPN et l’ IGGN pour les tirs de LBD. Il y a là je pense matière à réfléchir sur nos comportements à tous.
      Repensez donc également au second mot écrit sur les mairies, ça pourra être utile à votre réflexion pour votre prochain contrôle.
      A bon entendeur.

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