vendredi 22 novembre 2019
Accueil / A la une / Info L’Essor – Le nombre de gendarmes victimes d’une agression physique en hausse sensible en 2017 (vidéo)

Info L’Essor – Le nombre de gendarmes victimes d’une agression physique en hausse sensible en 2017 (vidéo)

Violences urbaines (Photo d'illustration/ M.G/L'Essor)
Violences urbaines (Photo d’illustration M.G/L’Essor).

INFO L’ESSOR – C’est un chiffre qui ne va pas manquer d’inquiéter les gendarmes. Selon une version de travail du bilan social 2017 du ministère de l’Intérieur consultée par L’Essor, le nombre de militaires de la Gendarmerie victimes d’une agression physique s’est établi, en 2017, à 8.012 militaires.

En un an, la hausse (15%) du nombre de militaires victimes d’une agression physique est sensible. En septembre 2018, lors de la conférence de presse de rentrée du ministre de l’Intérieur, le patron des gendarmes, Richard Lizurey avait d’ailleurs fait part de son inquiétude. Il avait alors déploré “l’augmentation très forte de la violence contre les forces de l’ordre”.

Lire aussi sur L’Essor : Pourquoi les gendarmes et les policiers font davantage usage de leur arme

Une tendance

L’an passé, dans son bilan social 2016, la Gendarmerie faisait en effet état de 6.933 militaires victimes d’une agression physique. En 2015, l’Arme avait également recensé 6.854 personnels victimes d’une agression physique, contre 5.549 en 2014. Si le nombre de gendarmes victimes d’une agression est en forte hausse, le nombre de situations d’agressions physiques (pouvant toucher plusieurs gendarmes d’un coup) recensées par l’Arme est lui stable (+1,4% avec 3.048 faits en 2017 contre 3.006 en 2016).

Cette hausse du nombre des militaires victimes d’agression physique semble être révélatrice des violences croissantes que doivent affronter les gendarmes. Exemple avec Adrien (1), un jeune sous-officier de l’Est de la France. En mai, il a été blessé lors de l’interpellation d’un conducteur alcoolisé qui avait fini dans le fossé. “Cela a changé ma manière de travailler, analyse-t-il. Je suis plus méfiant, sans tomber dans la paranoïa pour autant.”

Quelques mois après, l’ancien gendarme adjoint volontaire se félicite d’avoir appelé très tôt des renforts. “Cela ne sert à rien d’aller au carton pour des choses futiles”, explique ce gendarme blessé à l’épaule et au visage par le chauffard lors du cheminement vers le fourgon. Adrien, qui salue le suivi de sa hiérarchie, a finalement dû être arrêté pendant plusieurs semaines.

Gérard (1) a lui été légèrement blessé après une intervention, auprès d’une personne ivre, une première après 17 ans de carrière. “On en parle entre nous en rigolant un peu, mais sur le coup, cela fait bizarre”, témoigne-t-il auprès de L’Essor. Le coup de pied reçu lui vaudra deux jours d’interruption temporaire de travail.

Le seul soutien politique apporté aux forces de l’ordre, c’est soit quand nous avons un mort qui fait l’actualité, soit pour aligner quelques mots et promesses sur la sécurité des Français si le planning médiatique s’y prête“, regrette auprès de L’Essor l’association Gendarmes & citoyens. Cette question des blessés est analysée en profondeur dans une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Elle sera publiée ce mardi 16 octobre.

Gabriel Thierry

(1) Le prénom a été changé

A voir également

Un prix pour la première bande dessinée sur le GIGN

La première bande dessinée sur le GIGN cartonne. Elle a reçu le prix de la BD du salon du livre de Rambouillet et dépasse les 10.000 exemplaires vendus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *