vendredi 13 décembre 2019
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Des gendarmes départementaux avec un maire. Photo d'illustration (Crédit photo: GT/ L'Essor).
Des gendarmes départementaux avec un maire. Photo d'illustration (Crédit photo: GT/ L'Essor).

Info L’Essor – Avec les brigades multirôles, la Gendarmerie veut combattre le travail “en silo”

INFO L’ESSOR – Pour la direction générale, les unités de gendarmerie départementale travaillent encore trop “en silo”. Elle va tester dans plusieurs départements un nouveau type de brigade, les brigades multirôles.

Ce test concerne la région de gendarmerie Bretagne et les groupements de la Somme et de la Vienne. C’est ce qu’annonce un document remis par mail récemment, mercredi 17 avril, aux gendarmes intitulé “Le sens de l’action, l’esprit des réformes” consulté par L’Essor. Ces brigades multirôles rassembleront les différentes unités de gendarmerie départementale sous un même commandement. Il s’agirait ainsi de mettre ensemble brigade territoriale, peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig), brigade de recherche (BR) et brigade motorisée (BMO).

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“Ce n’est pas une idée neuve : les Psig, les BR, les BMO ont été créées initialement pour appuyer l’action des brigades“, convient la direction générale dans ce document. Mais, assure cette dernière, “c’est cette philosophie que l’expérimentation des brigades multirôles vient relancer”. De même, la direction des gendarmes estime que ces brigades multirôles confortent “le système intégré militaire de la gendarmerie”. Ce dernier, rappelle-t-elle, repose “sur l’imbrication du travail des unités de manœuvre, des appuis spécialisés et des moyens de soutien”.

Un retex prévu sur les brigades multirôles

Le retour d’expérience déjà prévu permettra de mesurer l’apport des brigades multirôles testées. Mais il semble que la conviction du commandement soit cependant en partie faite. “La vocation demain de chaque brigade est connue : elle doit être en capacité de mieux mobiliser l’ensemble des moyens que la gendarmerie met à sa disposition sur sa circonscription“, remarque la direction générale.

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Une mobilisation des moyens possible, estime la Gendarmerie, en agissant sur trois leviers. D’abord en redonnant “l’initiative et la liberté de manœuvres aux brigades“. Ensuite en concentrant les efforts. La direction planche sur la revue des modalités d’organisation des astreintes et l’organisation du travail administratif. A ce sujet, la Gendarmerie prévoit de tester cette année l’affectation de personnels du corps de soutien technique et administratif dans des brigades. Enfin, la direction a lancé un “plan de rattrapage des moyens” pour les unités géographiquement délaissées et les unités exposées dans des zones périurbaines sensibles.

Gabriel Thierry

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17 Commentaires

  1. Jean louis TRAMBOUZE

    Bonjour Simplement j’ai l’impression que l’on veut en quelque sorte créer des micros compagnies de gendarmerie car le contenu de ces brigades y ressemble beaucoup avec psig, bmo br BT..
    Après reste à savoir les modalités d’application et d’organisation surtout si ça enlève des moyens ailleurs. Les communautés de brigade c’est déjà bien avec l’appui des moyens compagnie
    Merci

    • Papazian

      J’ai connu nos braves gendarmes.
      J’ai connu le temps où nos gendarmes nous couraient après pour des vols de cerises..,.
      C’était les gendarmes de notre village, ils avaient une estafette Renault, et pas toujours, ils étaient a pied ou vélo puis tout a derraille, la cerise est devenu une mobylette puis une voiture, puis tout s’est emballé, trop vite, trop de démographie, trop d’ignorance de notre société et je suis gentil sur l’accueil indirect que nous impose l’Europe.
      Je ne pose pas mes conclusions, mais il est certain que nous allons vers un espace temps incontrôlable loin des racines chrétiennes de l’Europe

  2. La Gendarmerie n’a jamais aussi bien évolué que dans les années 70/80 dans quasiment tous les domaines du service…police judiciaire pure , les affaires de droit pénal des affaires entr’autres qui étaient particulièrement appréciées des Magistrats également de la Préfecture au grand dam des services de la Police Nationale…c’était une époque où la recherche du renseignement n’était pas un vain mot…il s’opérait dans tous les domaines sur ordres ou à l’initiative du personnel…tous les personnels n’ont pas la fibre du renseignement…il faut de l’entregent.”cela s’apprend et , surtout la confiance entre l’officier et le Gendarme…Maintenant des pans entiers du territoire sont délaissés…les gens ignorent même à quoi ressemble un Gendarme..NON les temps ont vraiment changé et les nouvelles intentions vont encore tout bouleverser..Messieurs les décideurs n’oubliez pas que …, » Le mieux EST LE PLUS Mortel ENNEMI du BIEN…La parole appartient pour moitié à celui qui la prononce et pour moitié à celui qui la reçoit « 

  3. BELLENGER

    Rien de bien nouveau pour moi qui a connu les brigades mixte avec un gros élément territorial, un petit
    élément moto et un petit élément recherches commandé pour l’ensemble par un Adjudant chef
    Mais l’entente n’était pas toujours parfaite entre les fifférents militaires de l’ensemble mais
    également entre l’A/C et les responsables des petits éléments . Cela remonte en 1973

  4. Eric Cazajous

    Tout simplement retour à ce qui devrait être la normalité, les unités dites spécialisées sont là pour servir les brigades et pas le contraire… Ceux qui ont servi et servent dans l’arme me comprendront.

    • GABRIEL JUGIE

      Tout à fait d’accord Eric Cazajous.. J’ai servi en B.T. puis en B.R. Je suis à la retraite depuis 1987. Le problème de la Gendarmerie a toujours été le manque d’effectifs. De plus actuellement les gendarmes “modernes” ne sont pas du tout axés sur la recherche du renseignement. Je demeure en “zone gendarmerie” et je ne reçois jamais la visite de l’active. Je ne suis d’ailleurs pas le seul dans ce cas.

      • Bien raison l’ami retraité ! Je confirme. Aucune visite, pas nécessaire de demander à notre départ notre lieu de retraite. Je connais des anciens de l’arme qui m’ont été présentés par des commerçants locaux incroyable….

      • Je partage totalement votre opinion ainsi que celui de l intervenant précédent Eric Cazajous, à l époque, moi personnellement ayant servi en unité spécialisée, nous allions chercher le renseignement, avec une grande part d initiative personnelle ,
        la partie judiciaire, suivant son importance se traitait au niveau de notre unité, le cas echéant , BR ou SR. Nous partagions avec une étroite collaboration tous les rgts avec les unités territoriales- Je suis retraité, et là ou je vous rejoins -jamais
        je ne recois la visite des gendarmes de notre brigade-La recherche du renseignement est quasi inexistante.

  5. Ce qui m’inquiète, c’est surtout de savoir par qui seront commandées ces unités : à n’en pas douté, par des officiers, comme c’est déjà le cas dans certaines brigades, un lieutenant, voir un capitaine. Le gros problème tient dans le fait que pour commander une unité de terrain, fusse-t-elle multirôles, il faut un patron issu de la base et qui ait arpenté le terrain et la population ; pas un officier issu de St Cyr ou d’autres grandes écoles, ils ont l’instruction, mais ils n’ont pas la connaissance “gendarmique”. A chacun son rôle, il serait peut-être bon aussi d’enlever la constatation des accidents de circulation routières aux brigades territoriales pour le donner aux unités motorisées dont c’est le principal axe de travail : ça, ce serait une bonne idée. Les unités territoriales auraient plus de temps pour se consacrer à la recherche du renseignement. D’après vous, où trouvions nous des renseignements il y a quelques décennies : et oui ! Dans les cafés, en visitant et en allant au contact de la population, les maires, adjoints, gardes-champêtre (aujourd’hui policiers municipaux) les professionnels, garagistes, boulangers, etc… De nos jours, les actifs n’ont même pas le temps d’aller visiter les retraités : à mon époque, chaque actif avait une liste de retraités à visiter au moins une fois par moi ou 2 mois, suivant le nombre. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est que nos actifs ait tous l’âme gendarme : “Gendarme un jour, Gendarme toujours”

    • ROSPAPE Alain

      J’ai l’impression de revenir en arrière. A courir à droite et à gauche avec les jumelages, COB et autres rassemblements plus personne ne met le clignotant pour aller voir ce qui se passe. 30 km pour une intervention au nord, et retour au sud pour une autre car la brigade la plus proche dit qu’elle n’est pas d’astreinte. Il y a plusieurs décennies les “criquets” allaient voir le paysan, le maire, le commerçant. Il fallait se faire son réseau. Je n’ai pas perçu de boule cristal en quittant l’école. Mais ne retournons pas au vélo ou à la moissonneuse batteuse. Le monde évolue, il faut non pas suivre mais l’accompagner. Pourquoi les jeunes ne veulent plus rester en brigade. Posez vous la question. Quand un gendarme se présente en disant qu’il est affecté en BT c’est l’empêcheur de tourner en rond. Il suffit qu’il dise unité recherches et là c’est le meilleur. Mais que serait le travail des unités spécialisées sans celui de la base. Que chacun se remette à sa place, que les unités d’appui appuient. Plus on se disperse dans le travail moins en est efficace. Retraité j’ai encore queues contacts avec la brigade de la commune, car j’y ai fait quelques périodes. Pour le reste les invitations Ste Geneviève se font par mail, ou presque. Le retraité n’est certes pas celui qui doit être vu plus qu’un maire, mais quand même. Bon nous ne referons pas ce qui est passé, mais il y avait peut être des idées.

    • Retraité

      Il serait peut-être aussi opportun d’expliquer dans les écoles de sous-officiers etc., l’utilité et l’honneur d’être commandé par un officier (en expliquant leur cursus universitaire souvent plus long ainsi que les tests pour y arriver).
      Un cours est-il consacré dans les écoles à la valeur de ceux qui nous commandent ?

      Il y a des gens doués par dame nature et par les connaissances acquises depuis l’enfance, l’accompagnement et les efforts de l’éducation “parentale”, de l’éducation nationale, l’investissement de l’étudiant, etc. Il n’y a pas à juste titre de place pour l’égalitarisme… nous sommes tous différents !

      Pour ma part, je suis pour l’affectation de jeunes officiers venant de Saint-Cyr ou des recrutements universitaires dans les petites unités, rien n’empêche qu’ils s’associent avec l’expérience d’un adjudant-chef ou d’un major etc. ! On a besoin de la complémentarité des compétences !
      Peut-être qu’un cursus spécifique à ce sujet est enseigné à l’école des officiers de la gendarmerie nationale…

  6. Retraité

    Sur un focus par exemple, on ne peut qu’indiquer à mon sens qu’être titulaire de la qualification d’officier de police judiciaire (OPJ) : lorsque l’on est un jeune citoyen militaire sous-officier ou officier de la gendarmerie : reste une charge lourde de responsabilités avec un (s).
    S’occuper des victimes et des auteurs : (présumés), des liens hiérarchiques judiciaires (procureur de la République, juge d’instruction etc.) et des liens hiérarchiques (comptes-rendus) à son institution la gendarmerie : n’est pas une mince affaire ! Sans omettre le travail des agents de police judiciaire (APJ)…

    On peut s’interroger, cinq années à exercer dans une unité départementale à forte activité est peut-être aussi une limite à ne de pas dépasser… afin de ne pas éventuellement : entamer la joie de vivre et éviter de glisser insidieusement vers la réforme ?
    Le quotidien à travailler au contact direct de la face d’ombre de la société est « parfois » éreintant… au minimum.
    Nous ne sommes pas tous égaux à assumer au long cours, telle ou telle responsabilité. Chacun ses limites ! Il est parfois de la responsabilité de nos chefs (et de l’éclairage de la sensibilité d’un binôme ?), de nous indiquer, de nous révéler avec dignité, à un moment de notre carrière (depuis le recrutement) : sur notre aptitude !
    Sur une éventuelle réforme de la procédure pénale, peut-on envisager pour les gardes à vue par exemple, de les faire signer à chaque fois simultanément par deux OPJ (l’un sous-officier et l’autre : officier ou sous-officier), engageant chacun la même responsabilité (notion de binôme, de cohésion, de soutien…). Est-ce une amélioration ?
    Il y a tant de paramètres liés à la notion du bien-être…

  7. Flex

    Il faudrait déjà arrêter de recruter des précieux ou précieuses en nivelant par le bas et peut être nous auront des gens qui sont là par vocation et non par impasse d’étude ou professionnelle…

  8. Retraité

    Les rituels militaires par exemple sont utiles à la cohésion : ordre serré, présence au rapport, lever des couleurs, garde-à-vous et mise au repos coordonnés, pas cadencé, « chant d’unité », cérémonies, repas en commun, bénéfice de la présence directe d’un collège de commandement de l’officier au sous-officier etc.
    Ce n’est pas sans penser dans ce contexte, avec une pointe de nostalgie : à nos écoles initiales de formation, escadrons de gendarmerie, garde républicaine etc.
    Peut-être que cela manque un peu en gendarmerie départementale…, il est vrai que les effectifs de nombreuses unités sont différents… Chacun son point de vue et sa philosophie.

    Merci au journal l’Essor pour sa modernisation, ses articles de presse, sa présence sur internet et les réseaux sociaux. Merci d’offrir ainsi aux nouvelles générations, à tous les citoyens, un espace indépendant d’information et de dialogue constructif !

  9. à la retraite

    La gendarmerie départementale c’est environ 65200 militaires de la gendarmerie : il y a 92 groupements de gendarmerie, 354 compagnies de gendarmerie sur le territoire, 980 communautés de brigades, 2321 brigades de proximité et 634 brigades territoriales autonomes etc. Se référer à mémogend 2018 disponible en ligne !

    Cela me fait penser à de nombreuses communes… Ah, le millefeuille territorial… Cela n’a pas fini de faire couler de l’encre, de la part notamment de la Cour des Comptes…

    A l’instar d’un escadron de gendarmerie mobile (il y en a 109 sur le territoire) qui compte 110 ou 130 citoyens militaires de la gendarmerie, se dirige-t-on sans impacter les effectifs vers la réunion des moyens et des hommes pour de nouvelles infrastructures, des « escadrons de gendarmerie départementale » ?

  10. retraité.

    Pour l’avoir constaté, il y a plus de trente ans, entre deux formations similaires situées à 10 kilomètres à vol d’oiseau l’une de l’autre :
    – la première croulait sous les enquêtes et les soit-transmis ;
    – pendant que l’autre était beaucoup plus tranquille, très sensiblement moins impactée, et la qualité de vie s’en ressentait !

  11. retraite

    Tous les gradés de la gendarmerie sont des gendarmes : du général d’armée (5 étoiles) au gendarme adjoint volontaire. “Gendarme” ne semble pas le grade le plus approprié mais une qualité, une profession…

    A cet égard, il serait peut-être opportun par exemple de renommer le grade de gendarme une et deux sardines (sous-officier sous contrat et de carrière) afin de bien les distinguer dans l’appellation orale.

    Peut-être que le musée de la gendarmerie a des propositions, des références…

    Nos instances dirigeantes, doivent continuer à considérer le gendarme départemental de brigade et à le mettre à l’honneur, ce qui est actuellement mis en œuvre. Ce sont réellement des spécialistes du quotidien dans beaucoup de domaines ! G.I.P.G (groupe d’intervention procédurale de la gendarmerie) : cela serait un bel exemple d’acronyme pour les brigades et équilibrer avec toutes les autres spécialités.

    Le gendarme départemental peut être fier, autant que tous les autres spécialistes.

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