mardi 24 novembre 2020
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Les dégâts occasionnés à la caserne de Meylan en 2017 lors d'un acte criminel (Photo Gendarmerie Nationale)

Incendie criminel à Meylan : un cadenas avait été posé sur le portail d’entrée de la brigade

Une moto a également été détruite ( Photo GN)

Le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat a jugé jeudi “particulièrement inquiétant” que les gendarmes et leurs familles aient été “directement visés” dans l’attaque de la brigade de Meylan en Isère survenue dans la nuit. Il  a confirmé qu’un cadenas avait été posé sur le portail d’entrée de la brigade “probablement pour gêner l’entrée des secours“. L’information avait été donnée par le maire de Meylan, Jean-Philippe Blanc, comme relate France3.

Une femme de gendarme , Jennifer Manniez témoigne sur France 3 .

“On est sortis du bâtiment, et nous sommes allés nous mettre en face […] pour se mettre à l’abri et laisser les pompiers faire leur travail”, explique Jennifer Manniez, femme de gendarme.

“Savoir qu’il y a eu une intrusion dans la caserne, c’est stressant”,souligne cette femme de gendarme, rappelant l’incendie qui a eu lieu à Grenoble quelques semaines plus tôt.

“On a l’impression que la police et les gendarmes sont visés, nous ne sommes plus en sécurité au sein d’une caserne”, déplore-t-elle.


“Beaucoup de stress et d’insécurité” après l’incendie de la gendarmerie de Meylan

 

L’incendie de quatre voitures et d’une moto dans l’enceinte de la gendarmerie aurait pu avoir des conséquences “dramatiques” si les militaires n’avaient pas été réveillés au milieu de la nuit par l’odeur du feu, a indiqué Jean-Yves Coquillat lors d’une conférence de presse.

Le magistrat a souligné que ce sont des familles “qui ont été attaquées dans leur domicile au creux de la nuit“. Il y a vu “une volonté de s’en prendre aux militaires et à leur familles dans un endroit sacré qui est leur domicile“, où ils peuvent “se croire en sécurité“.

Il a fait à cet égard le parallèle avec l’assassinat de deux policiers à leur domicile à Magnanville (Yvelines) en juin 2016.

Même s’il a relevé “une unité de temps et de lieu” avec l’incendie de la caserne du groupement de gendarmerie de Grenoble, le 21 septembre, Jean-Yves Coquillat n’a pas confirmé la piste “anarcho-libertaire” suspectée dans cette affaire. Mais celle-ci “n’est pas écartée dans la mesure où (ses membres) ont un savoir-faire“. Si elle devait être confirmée, cette piste traduirait un “crescendo assez inquiétant“, car ce sont cette fois des hommes qui étaient visés.

Évoquant des “techniques de sabotage“, Jean-Yves Coquillat a confirmé qu’un cadenas avait été posé sur le portail d’entrée de la brigade “probablement pour gêner l’entrée des secours“.

Avec AFP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’UNPRG demande aux autorités de protéger les gendarmes

La gendarmerie encore touchée. Un nouvel incendie volontaire dans la nuit de mercredi à jeudi vers 03h30 a détruit quatre véhicules particuliers de gendarmes, dont un stationné sous les logements des familles de la caserne de gendarmerie de Meylan dans l’Isère. 
Cette attaque montre encore une fois que nos personnels sont la cible privilégiée de voyous dont la lâcheté n’a d’égale que la bêtise. En effet, selon les premiers éléments d’enquête, cet acte odieux serait l’œuvre (si l’on peut dire) de groupes extrémistes qui visaient l’Etat français par le symbole que représente une brigade de gendarmerie. Même si les personnes n’ont pas été touchées, il n’en reste pas moins que ce type d’action a un impact fort sur le moral des gendarmes et de leurs familles. Après Grenoble et Meylan, on peut se demander qui sera la prochaine cible ? Il n’est pas question de faire porter la responsabilité de ces actions sur qui que ce soit, mais nous voulons rappeler que les gendarmes font un métier dangereux avec la particularité que leurs casernes sont aussi des cibles privilégiées. Aussi, nous demandons aux autorités et surtout à la justice de protéger nos personnels en ne montrant aucune faiblesse envers ces dangereux anarchistes. Dans cette ambiance de violences gratuites, l’UNPRG apporte son soutien sans faille à ses camarades de l’active dans la difficulté.
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