jeudi 28 janvier 2021
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Exercice de menottage
Exercice de menottage Illustration (MG/L'Essor).

Il lance huit couteaux sur les gendarmes: trois mois de prison ferme

Il avait lancé huit couteaux sur les gendarmes de Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique) intervenus chez lui ce samedi 21 novembre. Le tribunal de Nantes a condamné lundi en comparution immédiat cet habitant des Touches à trois mois de prison ferme, avec maintien en détention.

C’est la femme de Steven B. qui avait appelé les gendarmes à l’aide. Elle s’inquiétait de l’état d’ivresse de son mari et de ses propos véhéments à son encontre et celle de leurs trois enfants.

L’un des couteaux se plante dans une palissade

Cet homme de 31 ans avait alors lancé “un à un” ses huit couteaux en direction des deux premiers gendarmes dépêchés sur place à 6h15 du matin. L’un d’eux s’était même “planté dans une palissade” en bois. La patrouille s’était donc mise en retrait et avait appelé des collègues pour procéder à l’interpellation du père de famille ivre.

“Retranché” ensuite dans sa maison, Steven B. avait “copieusement invectivé” les quatre militaires arrivés en renfort. Ils avaient donc dû “pénétrer en colonne” à l’intérieur de la bâtisse. Le prévenu les attendait dans les escaliers, avec une main dans le dos contenant deux couteaux et un “mini-Taser”.

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Les gendarmes ont ensuite dû mettre en cage son American Staffhordshire, un chien potentiellement dangereux.

Mais le forcené, qui avait “laissé tomber un grand couteau” dans les escaliers, refusait toujours de se rendre. Les gendarmes avaient finalement fait usage de leur propre pistolet à impulsions électriques pour le menotter.

Un homme incontrôlable et alcoolisé

Ils avaient pu alors entendre l’épouse du prévenu. Epuisée par cette “relation toxique”, elle avait annoncé à son mari son intention de rompre. Cet homme “incontrôlable” avait donc donné “deux ou trois coups de couteau” dans leur canapé et avait renversé les meubles de leur maison. Six heures après les faits son alcoolémie faisait apparaître un taux de 0,4 g d’alcool par litre de sang.

Ce conducteur de ligne chez un fabricant de terreau et de paillages avait déjà vingt-deux condamnations dans son casier judiciaire. Il a déjà passé six ans en détention, pour purger plusieurs “petites peines” successives.

Il devra verser 5.100€ aux six gendarmes

“Tout le panel du code pénal a déjà été utilisé pour monsieur”, s’était donc écriée la procureure de la République dans ses réquisitions. Elle avait réclamé six mois de prison ferme, six autres avec sursis probatoire. Une peine assortie d’une obligation de soins et de rechercher activement du travail ainsi que d’un mandat de dépôt.

Outre ses trois mois de prison ferme, l’homme sera désormais sous le coup de six mois de prison avec sursis probatoire. Pendant deux ans, il devra suivre des soins en lien avec son problème d’alcool. Sa peine comprend également le paiement des dommages et intérêts et frais de justice aux six gendarmes. La somme totale s’élève à 5.100 euros.

GF (PressPepper)

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