mercredi 1 avril 2020
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Le général Hubert Bonneau en 2016 aux Invalides lors de la cérémonie d'adieu aux armes du général d'armée Denis Favier (M. GUYOT/ESSOR)
Le général Hubert Bonneau en 2016 aux Invalides lors de la cérémonie d'adieu aux armes du général d'armée Denis Favier (M. GUYOT/ESSOR)

Hubert Bonneau, un ancien patron du GIGN, nommé directeur des opérations et de l’emploi

Le général de division Hubert Bonneau, un ancien commandant du GIGN, va diriger les opérations et les missions des 130.000 gendarmes et réservistes. Le Conseil des ministres a en effet nommé mercredi cet officier général de 54 ans, au poste de directeur des opérations et de l’emploi (DOE).

François Giéré, l’ancien directeur des opérations et de l’emploi (Crédit photo: Assemblée nationale).

Cette nomination avait été dévoilée par par L’Essor il y a trois semaines. En pleine crise du coronavirus, il prendra la tête de la DOE, le 3 avril. L’officier général, qui décroche du même coup sa quatrième étoile de général de corps d’armée, devient ainsi le numéro 3 de l’Arme derrière le patron des gendarmes Christian Rodriguez et le major général Bruno Jockers. Le général Bonneau succède au général François Gieré. Ce dernier est désormais inspecteur général des armées – Gendarmerie depuis le 26 mars.

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“Le cœur nucléaire de la Gendarmerie”

“La DOE, c’est le cœur nucléaire de la Gendarmerie”, dit à L’Essor un officier général qui a occupé ce poste. “Tout part et tout arrive” à la DOE, ajoute-t-il. C’est l’une des trois directions de l’Arme avec la direction du personnel militaire (DPMGN) et celle des soutiens et des finances (DSF). Les circulaires transitent en effet par la DOE. De même que les missions assignées aux gendarmes départementaux et mobile et à ceux de la Garde républicaine.

A la DOE se situe le centre de renseignement opérationnel de la Gendarmerie (Crogend). Ce dispositif est au centre de tous les événements liés à la sécurité publique (crimes, attentats, catastrophes). Le Crogend voit ainsi remonter toutes les informations sur le contrôle du confinement pour le Covid-19. Et bien sûr tout le reste de l’activité. Le crise du coronavirus est plus spécialement suivie au Centre de planification et de gestion de crise .

Hubert Bonneau a servi douze ans à l’EPIGN, puis au GIGN

Avant cette nomination, le général Hubert Bonneau (36 ans de service) était depuis trois ans directeur de la sécurité diplomatique au Quai d’Orsay. Auparavant, il a passé 12 ans de sa carrière dans les unités d’intervention. Il a ainsi servi pendant 7 ans (1991-1998) à l’Escadron parachutiste d’intervention de la Gendarmerie (EPIGN). D’abord en tant qu’officier adjoint. Puis tant que commandant, pendant trois ans. Il dirigeait ainsi le détachement de l’EPIGN qui a neutralisé en septembre 1995 le terroriste Khaled Kelkal près de Lyon.

Ce saint-cyrien, breveté de l’Ecole de guerre, a ensuite dirigé la section de recherches de Rennes. Puis le groupement de gendarmerie de Corse du sud. En 2011, il rejoint le GIGN comme officier adjoint. Il en prend le commandement le 1er septembre 2014. Le général Bonneau a été mis en cause anonymement à deux reprises par des sous-officiers de l’unité pour sa gestion de l’intervention du GIGN en janvier 2015 contre les frères Kouachi. Des mises en cause tout à fait injustes.

Lire aussi: Hubert Bonneau, ex-chef du GIGN mis en cause pour le Bataclan et Dammartin, répond à ses accusateurs

Il quitte Satory le 1er août 2016. Il rejoint le Quai d’Orsay en avril 2017 comme directeur de la sécurité diplomatique. Un poste très sensible où il supervise la sécurité des 500 emprises diplomatiques, des 500 instituts français de l’étranger et des 3.500 agents diplomatiques expatriés.

PMG

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