vendredi 24 mai 2019
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Fleuve en Guyane Photo d'illustration (D.C/L'Essor).

Guyane : un ancien commandant d’une brigade condamné à 6 mois ferme pour aide à l’orpaillage clandestin mais relaxé pour corruption

Jugé le 10 janvier par le tribunal correctionnel de Cayenne, un ancien commandant de la brigade de gendarmerie de Régina (Guyane) risquait de retourner en prison car le procureur avait requis contre lui 4 ans de prison dont deux avec sursis.

Le major en retraite Patrick M., 57 ans, était prévenu de “complicité d’exploitation d’une mine sans titre”, “aide au séjour irrégulier“, “détournement d’objets saisis” et de “corruption passive.”

Il a été condamné jeudi à cinq ans de prison, dont six mois ferme, pour les trois premières préventions mais a été relaxé de corruption passive annonce le site Guyaweb.

Il n’ira pas en prison puisqu’il a été écroué durant plusieurs mois à l’époque des faits en 2012.

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Trois autres prévenus brésiliens ont également été condamnés: celui que le gendarme présentait comme un informateur,  mais qui était aussi son accusateur, et sa compagne ont écopé de quatre ans avec sursis et 5.000 euros d’amende pour “complicité d’activité aurifère illicite et d’aide au séjour”.  Une Brésilienne de 57 ans a  été condamnée à deux ans avec sursis et 3.000 euros d’amende pour “complicité d’exploitation d’une mine sans titre”.

L’affaire, qui aurait pu inspirer la série télévisée “Guyane”, avait fait grand bruit à l’époque. Le commandant de brigade avait été soupçonné d’avoir laissé passer des pirogues d’orpailleurs clandestins sur l’Approuague en échange d’argent.

Le gendarme qui avait de très bons résultats dans la lutte contre les garimpeiros avait reconnu avoir laissé passer trois pirogues de ravitaillement de sites d’orpaillage clandestin contre des “tuyaux’.

Et avait assuré à l’époque que sa hiérarchie était au courant et avait donné son aval.

Sa famille avait dénoncé un complot

Le problème, c’est que le présumé informateur en question, un certain “Tio”, avait affirmé avoir remis entre 4.000 et 6.000 euros en liquide à l’officier de police judiciaire.

A l’époque, la hiérarchie du sous-officier avait réfuté avoir été informée et avoir donné son accord pour ces ces trois passages de pirogues. Lors de l’audience, le 10 janvier dernier, le major a maintenu que sa hiérarchie était au fait de ces pratiques et qu’il n’aurait pu décider seul de laisser passer ces pirogues. Mais aucun de ses supérieurs de l’époque n’était présent à l’audience pour la bonne raison qu’aucun n’était cité, ni par le parquet, ni par la défense du gendarme..

Au moment de l’affaire, la famille du major,  installée dans l’Hérault où il était en poste avant la Guyane,  avait dénoncé un complot dans la presse locale  et un piège tendu par les garimpeiros pour le faire tomber car il les gênait.

Ecoeuré” par cette mise en cause, il avait demandé sa mise à la retraite juste après son placement en détention provisoire.

D.C

 

 

 

 

 

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