samedi 6 juin 2020
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Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur. Septembre 2016. (Photo S.D L'Essor).
Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur. Septembre 2016. (Photo S.D L'Essor).

Guyane : Cazeneuve annonce des renforts de gendarmes et de policiers

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé des renforts progressifs de gendarmes et de policiers en Guyane, pour faire face au “nombre particulièrement inquiétant d’homicides” avec “32 personnes tuées par arme à feu depuis janvier”.

Le ministre a annoncé mercredi soir l’arrivée progressive de “95 à 105 gendarmes” à partir de 2017 en Guyane.

Cette annonce intervient au moment où 32 gendarmes mobiles d’habitude postés en renfort à Maripasoula (sud-ouest) à la frontière fluviale du Suriname, dans une région en proie à l’orpaillage illégal, ont été envoyés en renfort il y a deux semaines en Guadeloupe, après le meurtre d’un jeune lycéen en Guadeloupe le 14 septembre. “Il fallait montrer un signe fort à la Guadeloupe”, a confirmé le général Lambert Lucas, commandant de la gendarmerie Outre-mer qui prévoit “un retour à peu près à la normale en Guyane (…) pour fin octobre début novembre”.

574 gendarmes permanents en Guyane 

Dans un communiqué, le préfet de Guyane a rappelé qu’actuellement, dans sa collectivité, “574 gendarmes permanents sont épaulés par près de 200 réservistes de la gendarmerie et renforcés par 420 gendarmes mobiles”. Il a précisé que “la Guyane dispose du tiers de toutes les forces mobiles actuellement déployées dans l’ensemble des départements ultramarins” et “d’un concours actif et important en volume des forces armées stationnées en Guyane” pour la lutte contre l’orpaillage illégal et la pêche illégale.

Bernard Cazeneuve a également annoncé la création progressive de postes de “30 policiers et de 30 adjoints de sécurité (ADS)”, lesquels “pourront être recrutés en Guyane, passer les concours, devenir brigadiers”.

Mais le représentant syndical d’Unité SGP police, Willy Ranguin a regretté qu’une demande de dérogation pour que les ADS ayant réussi le concours national puissent revenir en Guyane au bout de deux ans, au lieu de huit minimum en région parisienne actuellement, n’ait pas été retenue.

“Nous souhaitons un plan de rattrapage qui prenne en compte l’isolement et l’impossibilité de maillage en Guyane entre forces de l’ordre de départements voisins comme cela se pratique dans l’Hexagone. En Guyane, lorsque des personnels sont mobilisés pour la surveillance de mules (passeurs de drogue) à l’hôpital, le commissariat de Cayenne doit parfois fermer faute de policiers disponibles”, a affirmé le syndicaliste.

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