vendredi 25 septembre 2020
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D.Favier Rouen Photo Essor
D.Favier Rouen Photo Essor

Grogne au GIGN : “aucun élément” sur un “dysfonctionnement” le 13 novembre (direction de la gendarmerie)

La direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a affirmé mercredi qu'”aucun élément ne vient accréditer un éventuel dysfonctionnement” dans l’emploi du GIGN le 13 novembre, après une lettre anonyme de gendarmes accusant leur chef de ne pas les avoir engagés au Bataclan.

“Les écrits anonymes sont un procédé condamnable et n’honorent pas leur(s) auteur(s)”, a affirmé la gendarmerie dans un communiqué.

Le directeur général de la gendarmerie Denis Favier – figure historique du GIGN qu’il a commandé deux fois – “tient à réaffirmer toute sa confiance” au chef des gendarmes d’élite, le colonel Hubert Bonneau.

Dans ce courrier anonyme, adressé au général Favier, des gendarmes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement au colonel Bonneau, lui reprochant d’être “peu courageux” et de ne rien comprendre “aux missions d’intervention”. Il est impossible de savoir combien de gendarmes adhèrent aux propos virulents de la lettre, mais selon les différents gendarmes du GIGN interrogés sous couvert de l’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés.

En cause, notamment, selon ces militaires anonymes, la soirée des attentats jihadistes du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Ce soir-là, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, dans une caserne du centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques. “Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie”, le colonel Bonneau “attendait sagement d’être appelé”, accusent le auteurs de la lettre, se disant “scandalisés et traumatisés par cet événement”.

Les conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, qui a estimé que les unités d’élite de la police (BRI et Raid) étaient en nombre suffisant au Bataclan, “sont claires”, affirme la gendarmerie dans son communiqué: “aucun élément ne vient accréditer la thèse d’un éventuel dysfonctionnement dans l’emploi du GIGN”. Parallèlement, “l’ensemble des officiers et sous-officiers” du GIGN ont affiché leur unité condamnant “fermement le fond et la forme de cette lettre” et en réaffirmant leur soutien au colonel Bonneau, selon une déclaration transmise mercredi à l’AFP et signée par l’ensemble des 14 chefs et représentants des différentes forces du groupe.

Ils “déplorent la virulence et le caractère péremptoire des accusations formulées”, “qui ne peuvent émaner que d’individus en marge”.

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4 Commentaires

  1. agostini

    IL SEMBLERAIT QUE LE COLONEL BONNEAU N AI REUSSI A JOINDRE PERSONNE CE SOIR LA!!!!

    DE QUI SE FOUT ON IL SEMBLERAIT!!!!

    MAIS IL EST VRAI QUE DES HOMMES COURAGEUX COMME DENIS FAVIER CELA SE FAIT RARE!!!!

    ALORS CELA SUFFIT ET CES GENDARMES ULCERES ONT LE DROIT DE S EXPRIMER CANTONNES A LA CASERNE DES CELESTINS QUELLE HONTE !!!!

    • nimois

      bjr tt le monde, A savoir le “vrai de faux” quant à la lettre anonyme…Certes elle est condamnable, MAIS, en Gendarmerie, connaissez-vous un autre mode de communication quand on veut mettre en cause sa hiérarchie, SANS prendre le risque de se faire démonter !!! même à raison. Très proche de nous, Matellly – Soubelet, pour ne citer qu’eux.

  2. flashlook

    “les lanceurs d alertes doivent être protégés” a dit le chef de l état ! et oui en gendarmerie les militaires sont obligés de parler anonymement
    pour ne pas subir la censure et les sanctions! est ce cela la démocratie ?

  3. Marco

    Bonjour à tous,

    Au lendemain de l’attentat du Bataclan et de l’opération de St-Denis, nous avons pu constater que notre institution, bruissait de ragots fielleux dirigés contre la Police. Tout y est passé : l’heure d’arrivée de la BRI et du RAID au bataclan, nombre de policiers spécialisés sur place, décès de certains otages abattus par la Police, tirs amis, décès du chien, le GI était là : leur officier ne cessait d’appeler un homologue de la PN tandis qu’il entendait les tirs des fusils d’assaut et les cris des victimes etc …

    Certains de mes camarades d’unité spécialisée financée par EDF, allant même jusqu’à dire en parlant des attentats de janvier, que si nous avions vu à la TV, le RAID et la BRI se positionner à “l’hypercacher” en empruntant au trot le périphérique; c’était pour souffler la primeur de l’intervention aux membres du GIGN qui étaient bien évidemment déjà là.

    Bref ce tomberau de propos acides a entrainé le courrier adressé au ministre de l’intérieur par le syndicat FASMI.

    En réponse notre DGGN avait riposté par un billet d’humeur sur son blog.

    Force est de constater qu’à la lumière de la récente contestation de certains éléments du GIGN, il y avait bien fin 2015 / début 2016, une démarche de certains actifs et anciens du groupe visant à salir l’honneur de leurs homologues de la PN.

    Le commissaire de la BAC 75 et son chauffeur neutralise samy amimour à 21h57 alors que les terroristes étaient rentrés au bataclan à 21h40. De ce fait les tirs cessent ! l’horreur était bien là mais l’officier du GI n’a certainement pas entendu les cris des otages pris a parti par les terroristes … Si il n’a eu aucun correspondant, c’est peut-être que son homologue était bien occupé à gérer un attentat d’une ampleur jamais connue en Europe.

    https://blogs.mediapart.fr/credo/blog/040216/guerre-police-gendarmerie-autour-de-l-anti-terrorisme-le-gign-au-bataclan-histoire-d-un-scoop-faisande-3

    http://www.europe1.fr/societe/attentats-du-13-novembre-la-chronologie-glacante-de-lintervention-des-secours-2797513

    Je suis Français, patriote, ancien Policier Parisien à la brigade de nuit à Pigalle et maintenant Gendarme ! Je suis lassé de cette opposition stérile entre les deux maisons. Vient de se produire l’attentat à Nice, d’autres suivront très probablement. Il faut se lever et protéger nos concitoyens en ne perdant pas d’énergie à se frapper d’anathème. Les gens qui le font se salissent et jette le discrédit sur la maison qu’il serve.

    L’attentat de Nice est une fois de plus intervenu en zone Police, il a suivi le massacre du couple de collègues Policiers devant leur enfant, le décès d’un collègue du SDLP et de la brigade de VTT du 11ème ardt de Paris après les attentats de CHARLIE.

    La police paie le pris du sang dans la lutte anti terroriste ! Nos concitoyens attendent de nos qu’on les protègent pas qu’on s’oppose qui plus est en utilisant le mensonge !

    Le GI est une unité d’une extrême compétence ! glorieuse ! il faut qu’elle accepte que les unités spécialisées de la Poice existent et qu’elles sont particulièrement employées car les attentats frappent en zone police ! Nos unités des forces spéciales terre / mer / marine pourrait aussi intervenir si la situation venait à prendre une ampleur telle que les forces de sécurités intérieures ni suffisent plus.

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