lundi 26 octobre 2020
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Véhicules blindés à roues de la Gendarmerie (VBRG) en manœuvre au Centre national d'entraînement des forces de Gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier (Dordogne). La réparation et l’entretien de ces véhicules est l’une des missions des sous-officiers du Corps de soutien technique et administratif (CSTAGN) de la spécialité Auto-Engins Blindés. M. GUYOT/ESSOR

Gilets jaunes: les blindés de la Gendarmerie engagés à 216 reprises

Le chiffre est révélateur de l’importance prise par les blindés de la Gendarmerie. Alors que la mobilisation des protestataires décroit – un acte XXXIII est prévu ce samedi en France – c’est l’heure du premier bilan. Depuis le début de la crise des Gilets jaunes, les véhicules à roues blindés (VBRG) ont ainsi été engagés à 216 reprises.

Au moins un blindé a été mobilisé chaque samedi entre les 8 décembre 2018 et 15 juin 2019, précise la direction générale, interrogée par L’Essor. Dans le détail, c’est d’abord Paris qui a concentré les efforts du groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory. Cette unité compte une trentaine d’engins sur les 71 de l’Arme, également déployés outre-mer.

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Lire aussi sur L’Essor: [Dans la crise des Gilets jaunes] Le retour en grâce des blindés de la Gendarmerie (vidéo)

Les blindés de la Gendarmerie d’abord engagés dans la capitale

Entre le 8 décembre et le 1er mai, les blindés ont été déployés dans la capitale à 128 reprises, soit 59 % des déploiements de la crise. Les pics les plus marquants ont été le 8 décembre (12 blindés), le 15 décembre (14) et le 12 janvier (14). Les 4×4 blindés de treize tonnes, très utiles avec leur lame, ont été également engagés en région. D’abord à Toulouse, où deux blindés ont été déployés chaque week-end entre le 31 décembre 2018 et le 15 juin. Seule exception: le 13 avril où quatre blindés ont été engagés dans la ville Rose.

Les blindés de la Gendarmerie ont enfin engagés à dix reprises à Bordeaux. Un chiffre inférieur (6) à Marseille et à Nîmes. De même, ils ont déployés six fois au Boulou (Pyrénées-Orientales) où des violences avaient éclaté. Enfin, deux engins ont été mobilisés à Montpellier, Lyon, Calais, Nice et Amiens.

On ignore le coût que représente une telle mobilisation des engins blindés. Leur emploi, conditionné à une réquisition du Premier ministre ou du préfet, est réservé aux situations les plus dégradées. Il marque la volonté de l’Etat d’afficher sa fermeté. Cet engagement massif est cependant à relativiser. Les blindés avaient également été mobilisés l’an passé lors de l’opération de maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes. Une opération qui s’était étalée dans le temps, de janvier à mai 2018.

Gabriel Thierry

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