mercredi 22 mai 2019
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Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Gilets jaunes: le colonel au tribunal pour soutenir des gendarmes d’Eure-et-Loir agressés

“Je vais te retrouver et te fumer”. C’est, entre autres menaces, ce qu’avait lancé un automobiliste aux gendarmes d’Eure-et-Loir après avoir été bloqué par des “Gilets jaunes”. Cet homme qui s’est rebellé a été condamné par le tribunal correctionnel de Chartres. Le colonel Pierrini, commandant du groupement d’Eure-et-Loir, a tenu à être présent à l’audience pour soutenir les gendarmes.

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Les faits remontent au 17 novembre 2018.

Ce soir là,  lors de l’acte 1 des “Gilets jaunes”, un automobiliste de 31 ans tente de forcer un barrage filtrant au niveau du rond-point de Barjouville, sur la rocade de Chartres. Il bouscule une femme avec son véhicule, sans toutefois la blesser.
Trois militaires, un sous-officier de carrière, un gendarme adjoint volontaire et un réserviste opérationnel, interviennent.

Ils interceptent le véhicule afin de procéder au contrôle du conducteur. L’automobiliste sort de la voiture et insulte puis et menace de mort à plusieurs reprises les gendarmes.

“Sans votre uniforme, vous n’êtes rien”, “Je vais te retrouver et je vais te fumer”, lance t-il aux forces de l’ordre.

Le trentenaire s’approche des gendarmes et saisit l’un d’eux par sa tenue. Puis, il se rebelle lors de son interpellation.  Refusant d’être menotté, il assène des coups de pieds aux militaires. Finalement maîtrisé, il est placé en garde à vue. Mais, au moment de sortir de la voiture, devant la brigade de Thivars, il crache sur l’un des gendarmes.

Le dépistage d’alcoolémie aggrave son cas puisque le suspect conduisait avec un taux de 1,08 g/l d’alcool dans le sang.

“Témoigner du soutien hiérarchique”

Il a été jugé le  mardi 23 avril par le tribunal correctionnel de Chartres. Il était prévenu de “conduite sous l’empire d’un état alcoolique en récidive, outrages, rebellions et menaces de mort réitérées à l’encontre de trois militaires de la Gendarmerie”.

L’automobiliste a présenté ses excuses aux deux gendarmes dans la salle, le troisième militaire n’ayant pas pu être présent à l’audience.

Il a été condamné à huit mois de prison avec sursis avec obligation d’effectuer 105 heures de travail d’intérêt général. En outre, il devra indemniser les militaires du préjudice subi à hauteur de 500 euros par gendarme. Son permis de conduire est annulé et il a interdiction de le repasser pendant quatre mois.

le colonel Georges Pierrini et le général Pascal Ségura, commandant la région de gendarmerie Centre-Val de Loire lors de la prise de commandement du colonel le 14 septembre dernier à la caserne de Lucé (Eure-et-Loir) Photo DR

Le colonel Georges Pierrini, commandant le groupement, avait tenu à être présent lors de l’audience “pour apporter le soutien hiérarchique à ces trois militaires qui représentent la diversité de nos forces vives du terrain”. Mais aussi “témoigner de la considération portée à leurs fonctions”. 

“Les réservistes sont des gendarmes à part entière”

“Être présent à leur cotés à l’audience, c’est témoigner du soutien hiérarchique et institutionnel à ces militaires qui se dévouent entièrement à la mission de service public dans des conditions souvent difficiles et éprouvantes. Je ne tolérerai jamais que l’on s’en prenne impunément aux gendarmes euréliens, quelque soit leur statut et leurs fonctions. Ceux-ci ont toute notre reconnaissance et notre soutien dans l’accomplissement de leur service exigeant, y compris les réservistes qui sont des gendarmes à part entière”, a déclaré le colonel Georges Pierrini.

Camille Coelho

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2 Commentaires

  1. Bravo à cet officier supérieur qui soutient ces hommes . A cela on reconnaît un vrai chef .
    Honneur, respect et salut fraternel à tous ces gendarmes (hommes et femmes) sans lesquels la vie en société serait souvent invivable . Ils mettent souvent leur propre vie en danger pour nous protéger au travers de leurs différentes missions et sont aussi des pères et mères de famille, ne l’oublions pas . Ferions-nous la même chose ?

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