samedi 24 octobre 2020
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Un lanceur de balles de défense de 40 mm (Crédit photo: MG/L'Essor).
Un lanceur de balles de défense de 40 mm (Photo/MG/L'Essor).

Gilets jaunes: 9 enquêtes judiciaires sur 10 concernent les policiers

Neuf enquêtes judiciaires sur dix pour violences présumées lors du mouvement des Gilets jaunes concernent les policiers. Le Premier ministre le révèle mardi dans sa réponse à la question écrite d’un député.

François Ruffin (LFI) avait alerté Edouard Philippe sur “la nécessité de compatir à la souffrance des mutilés“. Le député citait le cas de Manuel, un Gilet jaune venu du Nord qui a perdu son œil gauche, le 16 novembre 2019 à Paris. Il avait reçu une grenade lacrymogène dans la tête. Le député de la Somme ajoute: “Depuis un an, on compte 25 éborgnés, 5 mains arrachées, 316 blessures à la tête”.

Dans sa réponse, le Premier ministre confirme que le gouvernement reste “attaché à ce que les manifestations se déroulent dans des conditions satisfaisantes de sécurité”. Il rappelle que le maintien de l’ordre obéit “à deux principes cardinaux: la nécessité et la proportionnalité de l’usage de la force”.

Aucune enquête administrative pour les gendarmes

Il communique donc les chiffres établis depuis le 17 novembre 2018, début du mouvement des Gilets jaunes. “671 signalements adressés à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN)”. Au 21 janvier 2020, 360 enquêtes judiciaires ont été confiées: 337 (93,6 %) à l’IGPN,  23 (6,4 %) à l’IGGN. 230 de ces enquêtes judiciaires ont été clôturées et renvoyées à l’autorité judiciaire. L’IGPN se voit par ailleurs chargée de 53 enquêtes administratives (12 clôturées). L’IGGN n’a reçu aucune saisine pour enquête administrative. Le Premier ministre rappelle par ailleurs les blessures reçues par 1. 475 policiers et 555 gendarmes.

Lire aussi: Un rapport du Sénat confirme nos informations sur l’usage respectif Gendarmerie/Police du LBD-40

Ces chiffres confirment ceux donnés depuis plusieurs mois par L’Essor. Les policiers ont beaucoup plus utilisé les lanceurs de balles de défense (LBD) que les gendarmes. Des armes à l’origine des blessures les plus nombreuses et les plus sérieuses.

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Un commentaire

  1. Jp Fouquet

    Pour être encore plus précis, combien de CRS (bons connaisseurs du LBD) parmi les mis en cause ? Très peu je pense… Le problème pour le flic de base, c’est le manque d’entraînement, technique et psychologique…

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