mardi 21 mai 2019
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Gendarme renvoyé en correctionnelle après la blessure d’une zadiste à Sivens : son avocat ne veut pas qu’il soit le bouc émissaire de l’affaire Rémi Fraisse

Près de quatre ans après le jet d’une grenade ayant blessé à la main une jeune femme à Sivens, un gendarme du PSIG de Gaillac vient d’être renvoyé en correctionnelle pour violences aggravées.

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Elsa Moulin,  âgée de 25 ans à l’époque, avait été gravement blessée à la main en ramassant une grenade de désencerclement jetée par un gendarme à l’intérieur d’une caravane, où elle s’était abritée avec deux autres manifestants. Les faits sont survenus trois semaines avant la mort dramatique de Rémi Fraisse.

Le gendarme mobile à l’organe du tir de la grenade ayant occasionné la mort du militant a bénéficié d’un non lieu.

Me Alexandre Martin, l’avocat du militaire du PSIG de Gaillac a confié à l’Essor sa réaction après l’annonce du renvoi en correctionnelle de son client.

“Je n’ai pas envie qu’on fasse à travers ce procès par celui du gendarme ayant jeté la grenade ayant causé la mort de Rémi Fraisse, les deux dossiers n’ont rien à voir” nous a déclaré l’avocat qui a déclaré à la dépêche du Midi que le gendarme “qui vit très mal cette décision a l’impression de servir de bouc émissaire dans le dossier Fraisse“.

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Sur le fond, l’avocat estime que le débat portera avant tout sur sur le caractère légal de l’utilisation de cette grenade et assure que son client ne voulait pas jeter la grenade dans la caravane et encore moins blesser quelqu’un.

Il a fait une Chistera (dos à la caravane N.d.l.r) et n’a jamais eu la volonté de viser la caravane, il s’est retrouvé face à un groupe d’opposants qui avançait sur le côté et s’est senti menacé, tout ça s’est passé dans un contexte insurrectionnel” ajoute M° Martin.

Le gendarme, âgé de 49 ans,  est décrit par sa hiérarchie comme un gendarme modèle depuis 20 ans, toujours bien noté par ses chefs et il est reconnu comme quelqu’un qui a toujours gardé son sang-froid a encore dit l’avocat à la Dépêche.

D.C

 

 

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