mercredi 22 mai 2019
Accueil / A la une / Gendarme ayant giflé un mineur qui avait importuné son épouse : 6 mois avec sursis mais pas d’inscription au casier ni d’interdiction d’exercer

Gendarme ayant giflé un mineur qui avait importuné son épouse : 6 mois avec sursis mais pas d’inscription au casier ni d’interdiction d’exercer

L’avocat général avait requis quatre mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende et surtout, ce qui était capital pour le gendarme, avait abandonné les deux peines complémentaires contestées, à savoir l’interdiction d’exercer pendant 6 mois et l’inscription de la peine au B2 (bulletin n°2) du casier judiciaire.

Lire aussi sur L’Essor : Affaire de la gifle : le parquet plus clément en appel pour le gendarme (compte-rendu d’audience)

La cour d’appel de Reims qui jugeait l’ancien commandant de brigade de Monthermé (Ardennes) ayant giflé et menacé un mineur, qui avait importuné son épouse malade, lui a donné en partie satisfaction. D’abord en lui accordant la non inscription de cette condamnation au B2 du casier judiciaire et ensuite en ne prononçant pas l’interdiction d’exercer pendant six mois. Le gendarme fautif, muté dans un département voisin, pourra donc continuer à travailler. La juridiction a néanmoins marqué le coup en lui infligeant 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans, une obligation de soins, et une amende de 1.500 euros (diminuée de 20 % s’il paie dans le mois). (*)

Le gradé était poursuivi pour “violences envers un mineur” et avait condamné en première instance par le TGI de Charleville Mézières à 3 mois de prison avec sursis et à une interdiction d’exercer son métier de gendarme pendant 6 mois avec inscription de cette condamnation au bulletin n° 2 de son casier judiciaire.

Dans un premier temps, il avait refusé le plaider-coupable.

A l’audience, le 31 janvier, l’adjudant-chef  avait “regretté amèrement” son attitude.

(*) L’UNPRG était présente à l’audience  ainsi qu’au délibéré afin de soutenir le gradé dans cette épreuve.

Lire aussi sur L’Essor : 3 mois avec sursis, 6 mois d’interdiction d’exercer et inscription au casier judiciaire pour le gendarme ayant giflé un mineur qui s’en était pris à son épouse

D.C

A voir également

Une nouvelle prime de lien au service pour les militaires et gendarmes du corps de soutien

Une prime de lien au service remplacera des primes dans les armées et la prime de fidélisation aux sous-officiers du corps de soutien technique administratif de la Gendarmerie nationale.

Un commentaire

  1. Gerald Gobbi

    Un jugement abherant mais o combien révélateur de notre société. Une politique de destruction de toutes formes d’autorité voulue par une intelligentsia toute idéologique.
    Un rendu de justice qui participe au laxisme destructeur dans laquel se noie notre société ! En somme la décadence d’un monde….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Offre d'essai : 2 MOIS GRATUITS !

  •  

    Recevez le magazine mensuel en version numérique pendant deux mois.

     

    Essayez vite, c’est gratuit !