samedi 25 mai 2019
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Un mannequin avec des galons de lieutenant-colonel de Police avait été déposé derrière le ministre (Photo DR)

Galons de lieutenant-colonel dans la police : “un moment de honte est vite passé” persifle l’UNPRG

Communiqué de l’UNPRG après la mise en place d’un mannequin de lieutenant-colonel de police (imaginaire) lors de la clôture du congrès du syndicat des cadres de la sécurité intérieure SCSI-CFDT.

L’Union nationale des personnels et retraités de la gendarmerie est très amusée à la vue des galons de lieutenant-colonel déposés sur la tenue de policier…. Tenue installée comme un trophée ou un automate sur la tribune ministérielle.
Cette photo est prise à l’occasion de l’allocution donnée par le ministre de l’intérieur lors de son déplacement au 18ème congrès du syndicat des cadres de la sécurité intérieure de la police nationale qui s’est déroulé à Vannes (Morbihan).
Nous comprenons la fierté et l’honneur de porter des galons militaires. Ces galons militaires mérités et acquis par le travail, l’engagement, l’abnégation et la disponibilité dont il faut faire preuve jusqu’au sacrifice suprême s’il le faut.
L’UNPRG se réjouit que le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, après avoir défendu l’idée pendant des décennies qu’il fallait dissoudre les forces de police à caractère militaire, ait fini par retrouver la raison.
Nous sommes très heureux que ce syndicat veuille rejoindre les rangs des militaires et fusionner pour ne créer qu’une seule force de sécurité publique à caractère militaire. A la vue de cette photographie, nous pouvons imaginer que le discours syndicaliste a pris cette tournure surprenante pour ne pas dire fait l’objet d’un véritable revirement. Une seule police à caractère militaire semble être le nouveau leitmotiv de ce syndicat puisqu’il revendique nos grades et nos galons.
Mesdames et messieurs du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, porter des galons militaires, c’est également en accepter les contraintes.
A une époque où nous devrions être tous solidaires, l’UNPRG trouve dommageable l’utilisation de tels procédés pour faire passer en force des idées d’un autre temps…. Gardez votre statut civil, laissez galons et grades aux militaires et tout ira pour le mieux.
Comment accepter qu’un commandant de police aux responsabilités limitées porte les mêmes galons qu’un commandant de porte-avions, sous-marin nucléaire, base aérienne, régiment parachutistes ou groupement de Gendarmerie ?
Dans les armées, les soldats combattent et les officiers portent les galons. Dans la police, les officiers combattent et ce sont les commissaires qui portent les galons. Si la police veut créer des grades de lieutenant-colonel et colonel, il lui appartient de supprimer son corps de commissaires en le fusionnant avec celui des officiers, ce que veulent en fait les officiers de police mais en aucun cas les commissaires.
Henri MARTINEZ,
Président national de l’UNPRG.

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4 Commentaires

  1. Bernager

    Les deux derniers paragraphes sont assez drôles quand même.
    Doit-on encore rappeler que les galons des grades “lieutenant – capitaine – commandant – lieutenant colonel – colonel etc” sont également donnés aux douaniers, aux sapeurs pompiers, aux agents de l’ONF?

    Mais ça ne pose pas de problèmes aux gendarmes.
    Pourtant un inspecteur principal des douanes (galon de lieutenant colonel) n’a pas la responsabilité d’un sous marin nucléaire. Pas plus d’ailleurs qu’un lieutenant colonel de gendarmerie.

    Et que dire de la phrase “Dans les armées, les soldats combattent et les officiers portent les galons. Dans la police, les officiers combattent et ce sont les commissaires qui portent les galons”.
    Les gardiens de la paix (vous savez, l’équivalent des sous officiers de la gendarmerie), ils font quoi? Ah bah ils font le même travail que les S/O.

    Les officiers subalternes de la gendarmerie ont toujours rêvé de se prendre pour des commissaires…

  2. Lesaigneur

    La gué guerre des polices n intéresse que ceux qui n ont pas grand chose à faire. C est à dire les cols blancs planqués dans leurs bureaux

  3. Charrut

    “Les officiers combattent et les commissaires portent les galons ” ?? Sans blague ! Vous oubliez les gardiens et gradés qui eux combattent. Même si je suis parfois critique à l’égard des officiers de police, ceux-ci ont des fonctions de commandement, contrairement à ce que vous dites. Il ne faut pas vous fier aux séries policières françaises qui laissent penser que les enquêteurs de base sont tous officiers, ce n’est pas le cas .
    Je ne vois pas pourquoi les officiers de gendarmerie seraient supérieurs aux autres, ils n’ont pas plus de responsabilités que ceux de la police . Quant à la comparaison avec un commandant de sous-marin, en quoi un colonel de gendarmerie éloigné du terrain serait-il son “égal” ? Quelle prétention ! En réalité les chefs de la police comme de la gendarmerie ont des responsabilités certes, mais on exagère beaucoup l’importance que ces officiers ont réellement sur le fonctionnement de l’institution. Les gardiens de la paix, gradés et les sous-officiers de gendarmerie ont eux les vraies responsabilités, celles d’intervenir dans des situations tendues, de secourir les victimes, d’interpeller des délinquants, de mener des enquêtes et d’assumer de réelles responsabilités judiciaires, ils savent ce qu’ils ont à faire et le commandant de groupement ou le chef de circonscription n’y change pas grand chose.
    Quel mépris aussi de considérer qu’un policier dit “civil” ne mérite pas la même reconnaissance qu’un gendarme “militaire” de statut ! C’est le même métier ! Le policier a un statut bien particulier, ni militaire, ni civil, avec des obligations que n’ont pas les vrais fonctionnaires civils : pas de droit de grève, devoir de réserve, rappels inopinés, heures sup payées au rabais ou le plus souvent non rétribuées à prendre en récup, heures de nuit au rabais, locaux vétustes, etc. Quel mépris pour tous ceux qui portent un uniforme et risquent leur vie au service des autres et de leur pays…
    Pour finir, trois arguments pour tenter de vous faire revenir à la raison :
    1- Pour avoir du sens, il est naturel que les galons des corps “civils” s’inspirent du galonnage traditionnel de leur pays, de leur armée…
    2- Les cinq galons existent dans d’autres corps “civils”, pompiers, douaniers, ONF… Faut-il aussi leur retirer leur galons ?
    3- Les cinq galons existaient jadis dans la Police nationale, ils faisaient partie de l’ancien corps des Officiers de paix, donc ce n’est pas illégitime de vouloir les restaurer.

    Messieurs les Colonels de gendarmerie, arrêtez de vous regarder dans la glace et utilisez plutôt votre énergie pour défendre la cause policière dans son ensemble, et celle de la France.

    Cordialement.

  4. Thomaswoke

    Débat un peu futile je trouve, après il y’a des arguments de chaque côté et je ne veux pas rentrer dans ce débat.. Mais je voudrais juste preciser à ceux qui rétorquent que dans les corps civils de SP, ONF, Douanes, ces galons (de colonels) existent, que ce n’est pas vraiment comparable : ces 3 administrations aujourd’hui civiles, sont toutes héritières de corps militaires. Il n’est donc pas anormal qu’ils en aient conservé les traditions. À contrario, quand aujourd’hui les SP civils cherchent un nouvel insigne pour une nouvelle fonction (contrôleur général), ils inventent un insigne plutôt que de copier les étoiles de général.

    La Police Nationale ayant toujours eu un statut civil depuis sa creation en 1941, je ne comprends pas cet acharnement à vouloir absolument calquer leur insignes et attributs sur ceux des militaires

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