mardi 22 septembre 2020
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Photo d'illustration (DC/L'Essor).
Photo d'illustration (DC/L'Essor).

Féminicide dans le Bas-Rhin : la Gendarmerie donne des précisions (vidéo)

Mise en cause par la fille d’une victime d’un féminicide à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), la Gendarmerie demande à son inspection générale un audit sur l’ensemble de l’intervention.  Sa porte-parole a longuement donné le point de vue de l’Arme dans les médias.

La victime, âgée de 40 ans, a été tuée à coups de couteaux sous les yeux de sa fille. Son compagnon, âgé de 58 ans, a été mis en examen et écroué mardi.

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Sur  France Bleu Alsace, la fille de la quadragénaire tuée reproche notamment aux forces de l’ordre le temps qu’elles ont mis pour arriver sur place.

La porte-parole de l’Arme, la lieutenante-colonelle Maddy Scheurer, s’est exprimée sur France Info.

“15 à 20 minutes sur un délai d’intervention de nuit est quelque chose de récurrent et d’assez régulier et il ne s’agit pas d’un retard”, explique t-elle. Elle ajoute que “la nuit de dimanche a été particulièrement chargée”. Les militaires sont en effet intervenus à 11 reprises.

Une vingtaine de minutes pour être sur place

Selon elle, il a fallu “une vingtaine de minutes à la patrouille pour être sur place et pour ensuite estimer l’intervention qu’elle devait faire sur site, et la dangerosité de l’auteur qui était présent sur place”.

“Ce qui est très important de comprendre, c’est que pour pouvoir prioriser l’intervention, il est important que le message soit très clair au moment où l’on sollicite aussi les forces de l’ordre. Quand il y a réellement une urgence, il est très important de la faire comprendre de façon très claire”, déclare encore la porte-parole à France Info.

Sur BFMTV, Maddy Scheurer a précisé un élément important. A la suite du premier appel pour une dispute conjugale, alors que la patrouille se préparait à intervenir, le mari avait lui-même téléphoné pour dire “qu’il avait tué sa femme“.

Une précédente intervention des gendarmes

Selon la Gendarmerie, deux ou trois jours avant, les gendarmes étaient déjà intervenus,. Mais la victime du féminicide ne voulait pas déposer plainte et leur a dit ne pas se sentir en insécurité.

Le parquet de Strasbourg a confirmé le dépôt de plainte de la victime en octobre. Celle-ci concernait des disputes et des violences légères sur fond d’alcool depuis plusieurs mois. Le suspect était convoqué à une audience en décembre pour “menaces de dégradations“.

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3 Commentaires

  1. Marie S.

    Il y a toujours des délais incompressibles d’intervention mais en cas d’agression ils restent inadaptés …
    Il me semble que lorsqu’une victime refuse de déposer une plainte (le plus souvent parce qu’elle est dans la crainte) le Procureur peut se saisir lui même des poursuites et en matière de violences conjugales il faut que cela devienne systématique.
    Quand une femme est en danger, elle doit être mise d’office hors de danger, sinon la légitime défense prendra le relais des forces de l’ordre …

  2. Debard

    Qu’elle se retrouve dans cette situation et on verra si elle est clair dans ses propos….
    On voit qu’elle n’a jamais vécu ce genre de situation…. La peur

  3. Hampartzoumian Pierre

    Aucune excuse. Même si la famille fait partie du ” quart monde” la gendarmerie ou la police se doit d’y aller le plus vite possible.
    Et ça va arriver encore beaucoup je pense. Cette porte parole dit qu’il faut se préparer etc… Une femme morte. Même si et même si….. C’est votre boulot. Êtes vous payé pour protéger notre société et nous citoyens ? Merci alors. Heureusement que vous êtes là. Mais des fois trop tard.

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