vendredi 26 avril 2019
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Le casque de réalité augmentée de Scalian (crédit photo: GT/L'Essor).
Le casque de réalité augmentée de Scalian (crédit photo: GT/L'Essor).

Eurosatory 2018 : ces trois innovations qui intéressent les forces spéciales

Des systèmes d’artillerie ultra-modernes, des chars lourds ou encore des drones… Le salon de défense et de sécurité Eurosatory, qui a ouvert ses portes près de Paris ce lundi 11 juin, fait la part belle à l’armement terrestre. Mais pas seulement. Les forces spéciales y font aussi leur marché. Zoom sur trois innovations qui pourraient bien intéresser le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Un stabilisateur d’arme automatique embarqué

L'affût gyro-stabilisé testé par le GIGN (crédit photo: PMG/L'Essor).
L’affût gyro-stabilisé testé par le GIGN (crédit photo: PMG/L’Essor).

Le GIGN vient de tester avec succès un affut gyro-stabilisé pour arme automatique permettant de tirer depuis le toit d’un véhicule en mouvement et actionné par un opérateur, lui-même à l’abri à l’intérieur du véhicule. Mis au point par Paradigm, une société texane de Houston, ce matériel baptisé “Talon” est actuellement présenté au salon de défense Eurosatory au parc des expositions de Villepinte.

Une vidéo du GIGN, tournée dans son camp d’entraînement de Mondésir (Essonne), montre des images de cet essai. La plate-forme “Talon” était installé sur la passerelle mobile du toit d’un Sherpa, véhicule blindé d’assaut du GIGN d’une dizaine de tonnes, utilisé pour la première fois en janvier 2015 lors de l’opération contre les frères Kouachi à Dammartin-en-Goëlle.
Pour ce test, un fusil d’assaut HK 417 (calibre 7,62 mm) était fixé sur l’affut gyro-stabilisé équipé de deux caméras et d’un laser. La plate-forme “Talon” compense automatiquement les mouvements du véhicle et les vibrations transmises à l’arme.
A l’intérieur du Sherpa, un gendarme du GIGN pointe l’arme sur la cible et tire depuis une console. Selon les images de la vidéo, ce système permet un tir très précis tout en n’exposant pas le tireur. Un ingénieur de la société texane, cette plate-forme a également été testé sur des embarcations de commandos marine des Navy Seal américains et des SBS britanniques.

Une nouvelle arme de précision

Le mini hecate II de PGM Précision (crédit photo: PGM précision)
Le mini hecate II de PGM Précision (crédit photo: PGM précision)

La société PGM Précision, un fournisseur du GIGN, profite du salon Eurosatory pour présenter sa nouvelle arme dédiée aux tireurs d’élite militaire, le Mini Hécate II. “Cette arme est plus ergonomique, moins lourde, et mieux adaptée aux besoins des forces spéciales”, explique à L’Essor François Brion, directeur de PGM Précision. Déjà testée par des unités du commandement des opérations spéciales, l’arme, d’une portée de 1.400 mètres, vient tout juste de sortir de production des ateliers d’Annecy la semaine dernière, à l’issue d’un développement de plus de cinq ans.

PGM équipe en fusils de précision le Raid depuis 1991 et le GIGN depuis 1994. L’entreprise, adossée au groupe français Teissier spécialisé dans la précision, revendique être au premier rang des fabricants de fusils de très grande précision. La société, qui réalise environ quatre millions d’euros de chiffre d’affaires, fabrique également des modérateurs de son et d’autres accessoires.

Un casque de réalité augmentée

Le casque de réalité augmentée de Scalian (crédit photo: GT/L'Essor).
Le casque de réalité augmentée de Scalian (crédit photo: GT/L’Essor).

La société Scalian, un spécialiste de l’informatique, présentait quant à elle son casque de réalité augmentée destinée aux forces spéciales employées dans le contre-terrorisme. Pesant environ 1,5 kilos, ce casque permet de localiser facilement sur un théâtre d’opérations les cibles, les équipiers, et permet une interaction avec les fantassins. Le casque est équipé d’une caméra permettant l’enregistrement et offre une capacité de vision thermique.

L’entreprise veut adapter au monde militaire une technologie déjà adoptée dans l’industrie, par exemple pour le contrôle de la qualité. Elle travaille avec la direction générale de l’armement depuis la fin de l’année 2016 sur un premier prototype de casque, déjà testé par des forces spéciales. Celles-ci ont apprécié l’affichage de la situation tactique en temps réel. Le casque n’est toutefois pas encore opérationnel : il devra être durci pour un jour être employé durant une opération.
Pierre-Marie Giraud et Gabriel Thierry

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