dimanche 25 octobre 2020
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Capture d'écran du simulateur de maintien de l'ordre Escadron.
Capture d'écran du simulateur de maintien de l'ordre Escadron.

Escadron, un jeu vidéo qui simule le maintien de l’ordre des gendarmes

Deux passionnés de stratégie militaire, Rémi Gouyon et Gérard Stratweg, viennent de mettre en ligne une première version d’Escadron, leur simulateur tactique de maintien de l’ordre et d’émeutes urbaines. Un jeu vidéo inspiré du mythique wargame Steel Panthers, un simulateur tactique très populaire des années 1990.

Comme Steel Panthers, Escadron se présente sous la forme d’une carte “vue de haut”, en deux dimensions. Le jeu, au tour par tour, privilégie la réflexion à l’action. Sa punch-line? “Nous sommes en 2030. Des manifestations à caractère social ou politique agitent régulièrement les grandes concentrations urbaines et péri-urbaines, un certain nombre d’entre elles tournant à l’émeute violente”, indiquent les concepteurs du jeu. “C’est un Saint-Astier numérique”, précise à L’Essor Gérard Stratweg, en référence au célèbre centre de formation au maintien de l’ordre des gendarmes.

Escadron est la deuxième production de ce duo. Le jeu de maintien de l’ordre est en effet une extension à un premier jeu, centré sur la simulation de la lutte contre les feux de forêt, permettant cette fois-ci de se mettre dans la peau d’un pompier. Un wargame qu’ils ont peaufiné pendant près de 5 ans! Ils se concentrent désormais sur la production d’extensions. Outre Escadron, un simulateur de la guerre 14-18 a été produit, et une version Police est en préparation.

Dans la peau d’un officier de gendarmerie mobile

Dans Escadron, le joueur, à la tête d’un groupement d’escadrons de gendarmerie mobile ou d’un groupement tactique de gendarmerie mobile, est chargé de rétablir l’ordre. Une tâche qui n’est pas aisée. Gestion des foules, capital médiatique ou légitimité juridique… Le joueur doit prendre garde de ne pas se disperser et de préserver la vie de ses moblots sur le terrain.

“Nous sommes partis de l’idée qu’une foule à des réactions, explique Gérard Stratweg. Si le maintien de l’ordre est trop mou, elle peut finir par prendre le dessus. Si vous être trop dur, au contraire elle peut refluer et parfois s’énerver. Ce que nous n’avons pas voulu, c’est que le joueur ne fasse que de la force brute. Un jeu de baston n’aurait eu aucun intérêt. Ici, si vous avez mal anticipé les conséquences de vos actions, vous subissez les effets de vos erreurs pendant de nombreux tours. Les joueurs vont ainsi toucher du doigt l’organisation d’un dispositif de maintien de  l’ordre.” 

Huit niveaux de difficulté dans Escadron

Huit niveaux de difficulté, de chef d’escadron par intérim à général, permettent de doser la difficulté. Plusieurs scénarios sont déjà proposés dans cette première version du jeu. On peut ainsi tenter de protéger une ambassade sensible. De se frotter au maintien de l’ordre du 1er mai. Ou de sécuriser un grand événement international. La bande son, entre messages radios, bruit de foule et slogans, permet enfin au joueur d’être dans l’ambiance.

Capture d'écran du simulateur de maintien de l'ordre Escadron.
Capture d’écran du simulateur de maintien de l’ordre Escadron.

Le joueur ne devra cependant pas mettre de côté la lecture du manuel avant de se lancer dans une partie. Le jeu se voulant en effet le plus réaliste possible, il suppose une gestion fine de ses troupes et de ses points d’actions pour éviter de se faire déborder par des émeutiers ou de perdre des troupes de soutien. A vous de tester!

GT.

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Un commentaire

  1. raoulginette

    La seule présentation de ce jeu m’inquiète car le MO n’est pas un champ de bataille !
    Ce jeu tient-il compte du prochain schéma national du maintien de l’ordre qui vise à la désescalade et au renforcement de la communication en direction des manifestants ?
    Peut-on réaliser des interpellations de manifestants avec des personnels en civil ?
    Peut-on influencer la dynamique de la manifestation en négociant avec les organisateurs ?
    Le cadre juridique est-il pris en compte (manifestation déclarée ou pas, cadre d’usage des armes, etc.) ?
    L’autorité habilitée à l’emploi de la force est-il un des acteurs de ce jeu ?
    etc.
    A défaut, cela ressemblerait plus à un jeu d’auto-tamponneuses.

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