samedi 26 septembre 2020
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L'écusson des analystes renseignement (Crédit photo:GT/L'Essor).
L'écusson des analystes renseignement (Crédit photo:GT/L'Essor).

Entre demande de renforts et sources ouvertes, le renseignement de la Gendarmerie poursuit sa montée en puissance

Un renfort demandé sur l’échelon territorial, un souci porté aux sources humaines… Plus de cinq ans après sa création, le service de renseignement de la Gendarmerie poursuit sa structuration. Une audition du général de brigade Jean-Marc Césari a dévoilé quelques nouvelles facettes du travail de renseignement des gendarmes.

L’officier général avait été interrogé en février par la commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France. Mais son audition n’a été dévoilée qu’au début du mois de juin, en étant annexée au rapport des députés. Et lors de ce grand oral au Palais-Bourbon, le chef de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (Sdao) a glissé quelques éléments sur la liste de courses.

Lire aussi sur L’Essor: Comment la Gendarmerie monte en puissance dans le renseignement

Demande de renforts

On sait désormais que le général Césari a demandé des renforts pour la chaîne du renseignement, “en accordant la priorité aux échelons territoriaux”. Un signe que les gendarmes du renseignement ne chôment pas, de Notre-Dame-des-Landes à Bure en passant par les Gilets jaunes. Selon nos informations, cinquante nouveaux postes de gendarmes vont être ouverts cette année, mais dans le renseignement territorial, un service mixte Police Gendarmerie.

Les militaires de la Sdao, comme les autres services de renseignement, font face à un volume d’informations en croissance. Si la capacité de recueil d’information de l’Arme est ancienne, le défi actuel, précise Jean-Marc Césari, “est d’exploiter ce flot d’informations qui ne cesse de grandir”. Une augmentation à “deux chiffres” qui réclame “une grande capacité de discernement et d’analyse”. “Bien souvent, nous avons les informations, admet le général. Toute la difficulté réside dans leur traitement et dans leur analyse: ne pas passer à côté d’une menace, faire les bons rapprochements et les bonnes déductions pour les mettre à la disposition des décideurs.”

Si le traitement des grands volumes de données peut parfois poser problème, l’Arme n’oublie pas également ses sources humaines. “Le renseignement (…) se pratique aussi en source ouverte, de manière directe et sans usage d’une fausse qualité, rappelle Jean-Marc Césari. C’est d’ailleurs aussi pour cela que la Gendarmerie peut apporter une plus-value.” Au niveau central, la Sdao compte plusieurs sections. L’une d’entre elles est en charge de l’évaluation de la menace hors terrorisme, une deuxième affectée elle à la prévention du terrorisme. La sous-direction compte également une section chargée de la veille numérique et une autre dédiée à la sécurité économique.

Gabriel Thierry

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