vendredi 27 novembre 2020
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Un blindé de la Gendarmerie protégeant l'Arc de Triomphe, à Paris, au printemps 2019 (Crédit photo: GT/L'Essor).
Un blindé de la Gendarmerie protégeant l'Arc de Triomphe, à Paris, au printemps 2019 (Crédit photo: GT/L'Essor).

En rénovant un blindé, la Gendarmerie négocie le prix du neuf à la baisse

La première cure de jouvence d’un blindé de la Gendarmerie porte peut-être déjà ses fruits. Entendu par la commission de la défense de l’Assemblée nationale, Christian Rodriguez a glissé une information intéressante aux députés.

“La deuxième version du rétrofitage des véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG) a donné des résultats intéressants, a confié le patron des gendarmes aux députés. Et depuis que nous parlons de rétrofit, il semblerait que le prix des engins neufs baisse.”

Contactée par L’Essor, la société Arquus n’a pas souhaité faire de commentaires, tout en précisant qu’il y avait bien des échanges avec la direction générale. L’industriel, héritier de Renault Trucks Defense, fait figure de favori en cas d’achat neuf. Sa gamme comprend ainsi un véhicule blindé adapté au maintien de l’ordre, le VAB MK 3.

Entrés en service en 1974

Notre-Dame-des-Landes, Gilets jaunes, référendum de Nouvelle-Calédonie. En ces trois occasions, les valeureux blindés de la Gendarmerie, les VBRG, se sont avérés récemment indispensables. Entrés en service en 1974 sous la marque Berliet, ils accusent pourtant leur âge. Leur renouvellement s’annonce particulièrement coûteux. Il est estimé dans une fourchette de 50 à 100 millions d’euros.

L’industriel Turgis et Gaillard a récemment donné un coup de jeune à un blindé. L’entreprise a bichonné à Angoulême l’un des engins de l’Arme, cet automne. Nouveau moteur, nouvelle boite de vitesse, nouveau pont et des blindages additionnels étaient au programme. C’est à ce rétrofitage qu’a fait allusion le directeur général.

Lire aussi: Première cure de jouvence pour les blindés de la Gendarmerie

L’hypothèse d’un toilettage des vénérables blindés ne fait toutefois pas l’unanimité. “Le rétrofitage suppose la cannibalisation de certains véhicules et par conséquent une baisse continue du nombre d’engins”, déplore un spécialiste des blindés de la Gendarmerie.

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6 Commentaires

  1. Fabrice

    Les méchants représentants de l’Etat ont-ils vraiment besoin de ce type de matériel contre les gentils qui ne font jamais rien de mal et qui sont stigmatisés?
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/a-dijon-l-incroyable-expedition-punitive-de-tchetchenes-20200615

    Visiblement oui. Sans doute même de beaucoup plus et rapidement:
    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/violences-a-la-gare-de-lyon-une-societe-multiculturelle-est-une-societe-de-conflits-multiples-20200302

  2. Paul Bismuth

    Un article à teneur historique sur ce sujet:
    https://blablachars.blogspot.com/2020/03/la-gendarmerie-blindee.html

  3. R.L

    Pour quoi ne pas opter pour des VBRG rénovés et des VAB reconstruits , le tout en nombre suffisant?
    A mon avis, de véhicules neufs, ce sera en nombre bien inférieur, parce que trop chers, donc facilement submergés, ce qui ne sera pas vivable dans les temps à venir qui s’annoncent tourmentés. Ce qu’il faut , c’est du nombre, et surtout la volonté politique de rétablir l’ordre.
    J’ai vu les premiers VBRG en actin à Narbonne en 1976 (il y avait eu 2 morts lors d’une manif) j’avais 19 ans … j’en ai 63

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