jeudi 24 septembre 2020
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panneau gendarmerie à Boos (76)
(Photo/SD/L'Essor).

Une employée tuée dans une maison de retraite pour religieux de l’Hérault

Un important dispositif de gendarmerie est déployé depuis jeudi minuit dans l’Hérault pour tenter de retrouver un homme soupçonné d’avoir tué l’employée d’une maison de retraite pour religieux de Montferrier-sur-Lez.

Vendredi en fin de matinée, 130 gendarmes appuyés par un hélicoptère, un escadron de gendarmerie mobile et des unités spécialisées (Psig, antennes du GIGN et du Raid) traquait cet homme. « Ce suspect a été identifié et la piste locale est privilégiée », a déclaré dans la matinée le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret. L’homme recherché, âgé de 45 ans, réside dans le secteur de Montferrier-sur-Lez, à une dizaine de km du centre de Montpellier.

Le procureur a assuré « qu’il n’y a aucun élément qui permette de rattacher les faits à du terrorisme islamiste », précisant qu’une arme factice de type airsoft, tirant des petites billes de peinture,  avaient été retrouvés dans un véhicule à proximité de la maison de retraite.

De source proche de l’enquête, confiée conjointement à la gendarmerie et à la PJ et ouverte pour assassinat et tentative d’assassinat, ce sont notamment des brevets militaires qui ont aidé à identifier un homme de 47  ans habitant à une dizaine de kilomètres.
Ce père de deux enfants a servi dans les troupes parachutistes, mais n’est pas un militaire de carrière, a-t-on encore précisé de source proche du dossier: sans emploi, il vivait de petits travaux, notamment en réparant des vélos.
“Cet homme reste dangereux et donc il importe si jamais il était repéré de faire le 17 afin d’alerter les services de gendarmerie”, a dit au cours de la même conférence de presse le général Jean-Philippe Lecouffe, commandant adjoint de gendarmerie pour la région Occitanie.

Une femme tuée à l’arme blanche 

Jeudi 22h00. Un homme cagoulé, armé d’un couteau et d’un fusil à canon scié, fait irruption dans la maison de retraite, “Les Chênes verts”, un établissement pour religieux et religieuses appartenant à la Société des Missions africaines (SMA). Une employée de cette maison de retraite appelle les gendarmes en disant avoir été attaquée par un homme. Ligotée et bâillonnée, elle a réussi à se libérer pour donner l’alerte, puis retrouvée par les gendarmes saine et sauve mais très choquée.

A leur arrivée, les gendarmes retrouvent une femme tuée à l’arme blanche après avoir été ligotée. Un PSIG-Sabre, une des unités d’intervention rapide de la gendarmerie mises en place après les attentats du 13 novembre 2015 (130 morts), fouille le bâtiment, situé dans un grand parc donnant lui-même sur un massif forestier jusqu’à 00H30. Très rapidement, l’antenne du GIGN d’Orange rejoint la zone survolée par un hélicoptère, munie d’une caméra infra rouge qui éclaire le terrain avec son puissant projecteur de recherches.

L’enquête confiée à la gendarmerie et au SRPJ de Montpellier

A Satory, près de Versailles, l’équipe d’alerte du GIGN (25 hommes) se rend à Villacoublay mais ne décollera finalement pas. Auparavant, 59 résidents de l’établissement avaient été mis en sécurité. “Les gendarmes ont veillé à l’intégrité physique et à la présence de tous les pensionnaires”, a déclaré M. Barret.

L’enquête a été confiée conjointement à la gendarmerie et au SRPJ de Montpellier. “Notre prière s’élève cette nuit pour celle qui a perdu la vie dans cette attaque d’une maison de retraite de religieux dans l’Hérault”, a réagi sur Twitter le secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) Mgr Olivier Ribadeau-Dumas.

Une soixantaine d’anciens missionnaires d’Afrique ainsi qu’une quinzaine de laïcs et de religieuses sont accueillis dans l’établissement, un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), situé au lieu-dit Baillarguet, à l’extérieur du village. La Société des missions africaines est une communauté de missionnaires catholiques européens, africains et asiatiques, qui compte un millier de membres, prêtres et laïcs, selon son site internet. Elle dispose de cinq “maisons” en France du même type que celle de Montferrier-sur-Lez.

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