jeudi 21 mars 2019
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Henri Martinez à gauche pendant son allocution ( Photo D.C L’Essor)

Effectifs, hauts potentiels, évolution des sous-officiers : l’UNPRG interpelle la direction de la Gendarmerie lors de son congrès

C’est une tradition. Lors de chaque congrès, le président national de l’UNPRG s’adresse au directeur général de la Gendarmerie ou à son représentant.

Pour ce congrès 2018, c’est au général de corps d’armée Christian Rodriguez qu’Henri Martinez, réélu,  s’est adressé.

Lire aussi sur L’Essor : Congrès de l’UNPRG :  le major général de la Gendarmerie répond aux interrogations du président

Après avoir rendu hommage aux cinq gendarmes décédés en service dont le colonel Beltrame  dont “l’acte héroïque restera gravé à tout jamais dans nos mémoires” , Henri Martinez a fait le point sur la santé de l’UNPRG qui fêtera ses 72 ans le 23 août. 

“Fidèle à son fondateur, elle continue son parcours et au fil des années, elle s’est solidifiée et sa représentation est indéniable plus 1,42% en 2017” a annoncé le président de la plus importante association de gendarmes 

Puis il a égrené différents points qui sont autant de préoccupations  dont  nous publions des extraits. 

Lire aussi sur L’EssorMotion du 39 ème congrès de l’UNPRG : violences contre les gendarmes, retraites, effectifs et mépris de Gérard Collomb pour les associations

 

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Morceaux choisis

Inégalité de traitement avec la police concernant les effectifs :

“Aussi, depuis l’avènement de la nouvelle équipe gouvernementale, nous constatons une inégalité de traitement entre la police et gendarmerie. La répartition des nouveaux effectifs s’est faite au détriment de la gendarmerie (25%) alors qu’elle protège 50% de la population et couvre 95% du territoire”

“Le gouvernement est conscient de la disponibilité de la gendarmerie liée à son statut militaire. Il en tire profit et nous ne pouvons l’accepter.”

J’observe également que dans les zones sensibles où la gendarmerie a cédé la place, la sécurité s’est considérablement dégradée. Pourquoi un tel aveuglement à réduire cette arme aux seules zones rurales ou aux terres lointaines”.

L’identification des hauts potentiels 

“L’UNPRG se félicite de votre conception de la gendarmerie en revenant à son ADN, le contact avec la population qu’elle avait hélas abandonné avec la création des COB ” .

“Je ne vais pas énumérer les mesures que vous avez prises et qui pour nous, vont dans le bon sens mais il y a des décisions qui appellent notre attention et pour lesquelles, nous attendons de vous un éclairage.”

La première concerne l’identification des hauts potentiels. 

“La gendarmerie n’est-elle plus en mesure de détecter elle-même ses futurs grands chefs ? Vous allez devoir aménager la carrière des hauts potentiels surdiplômés au détriment des autres officiers avec un risque de démobilisation de ces derniers. Nous craignons ainsi une fracture dans le corps des officiers alors qu’aujourd’hui, il offre une vision plurielle qui est comprise de tous.”

La compagnie au coeur du dispositif : Quid de la responsabilité des commandants de brigades et de COB ?

Le deuxième point, c’est votre décision de placer la compagnie au centre du dispositif. La gendarmerie a déjà abaissé la valeur des grades de Maréchal des logis chef et d’adjudant qui ne sont plus des grades de commandement. Pour nous, il n’est pas souhaitable de dévaluer à présent les grades d’adjudant-chef et de major  dans ce dispositif.” 

“Les sous-officiers constituent toujours la cheville ouvrière de la gendarmerie, et nous pensons qu’il y a un risque multiforme à leur ôter la maîtrise du terrain” 

“Comment ferez-vous pour distinguer ceux qui sont apte à rejoindre le corps des officiers s’ils ne sont plus mis en situation de commandement?”

Des missions périlleuses outre-mer 

“Des missions périlleuses se profilent pour la Gendarmerie notamment outre-mer. Référendum en Nouvelle Calédonie où la Gendarmerie a payé un lourd tribu dans les années 80.” 

“Nombreux sont dans cette salle à avoir participé à ces opérations de maintien de l’ordre et ne veulent pas revoir se produire la même situation.”

Les situations sociales en Guyane et Mayotte sont aussi préoccupantes.  

Discours intégral d’Henri Martinez sur demande à redactionweb@lessor.org

 

 

 

 

 

  

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