lundi 18 janvier 2021
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Située au pied du Champ de Mars, à Paris,, l'Ecole militaire abritait l'INHESJ. Une partie des formations s'y poursuivront sous l'égide de l'IHEDN. (Photo: Girolame/WikimediaCommons)
Située au pied du Champ de Mars, à Paris, l'Ecole militaire abritait l'INHESJ. Une partie des formations s'y poursuivront sous l'égide de l'IHEDN. (Photo: Girolame/WikimediaCommons)

Dissolution effective pour l’INHESJ dès le 1er janvier 2021

C’est désormais officiel. Une série de décrets et d’arrêtés diffusés ces derniers jours au Journal officiel rend effectif la dissolution de l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice (INHESJ). Dès le 1er janvier 2021, ses missions et composantes seront redispatchées. Notamment entre les ministères de l’Intérieur et de la Justice, et l’IHEDN.

La décision du gouvernement datait d’octobre 2019. Elle visait notamment à “rationaliser les petites structures administratives”. Y compris celles dépendant des services du Premier ministre. Une suppression de l’INHESJ qui ne signifie pas pour autant une disparition. Le sénateur Michel Canevet, rapporteur spécial de la mission “Direction de l’action du Gouvernement” de la commission des finances du Sénat, notait ainsi que “la suppression de l’INHESJ s’inscrit ainsi davantage dans une logique de réorientation des dépenses vers d’autres administrations que de réduction nette de la dépense publique”. C’est d’ailleurs ce qu’indique le décret du 16 décembre 2020. Ce dernier précise que le transfert à l’Etat des biens, droits et obligations et activités de l’INHESJ. Un arrêté, qui vient d’ailleurs de paraître à son tour au JO, en détaille les nouveaux bénéficiaires.

Une réorganisation plutôt qu’une disparition de l’INHESJ

L’INHESJ formait jusqu’à 3 000 personnes chaque année. Parmi elles, de nombreux policiers et gendarmes, mais également des cadres de la sécurité civile, des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Dans le cadre de cette dissolution, ou plutôt de cette réorganisation, une partie des missions de l’Institut devait rejoindre l’IHEDN. Egalement implanté à l’Ecole militaire, cet autre institut de hautes études –dédié à la Défense national– voit donc ses compétences élargies. Il occupe désormais tout le spectre de la sécurité nationale. Et récupérera ainsi les auditeurs de l’INHESJ engagés dans des formations liées à la cybersécurité et la sécurité économique.

Le reste des formations aura dorénavant un nouvel institut de tutelle: l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI). Issu de la fusion de l’INHESJ et du Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur (Chemi), ce nouveau service à compétence nationale a vu le jour début septembre 2020. Comme son prédécesseur, il a pour mission “d’assurer une formation commune aux cadres dirigeants civils et militaires du ministère de l’Intérieur“.

Lire aussi: Un gendarme, Sylvain Renier, à la direction des affaires stratégiques et internationales de l’IHEMI

L’Observatoire de la délinquance rejoint Interstats

En outre, les ministères de l’Intérieur et de la Justice se partagent le reste des missions et composantes de l’Institut. C’est par exemple le cas de l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) qu’absorbe de service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Aussi appelée Interstats, l’entité publie régulièrement des études et statistiques publiques sur l’insécurité et la délinquance.

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2 Commentaires

  1. Paul Bismuth

    L’IHEDN a eu chaud, il s’en est fallu de peu qu’elle subisse le même sort:
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/09/16/institut-des-hautes-etudes-du-ministere-de-l-interieur-21447.html

  2. Retraite

    Toute mesure qui permet de récupérer des effectifs à remettre sur le terrain est une bonne chose. Il y a d’ailleurs encore du boulot.

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