samedi 26 septembre 2020
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Le général d'armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale (Photo d'illustration S.D/L'Essor).
Le général d'armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale. (Photo/S.D/L'Essor).

La directive européenne temps de travail va dégrader la capacité opérationnelle de la Gendarmerie

La transposition de la directive européenne sur le temps de travail dans la Gendarmerie a dégradé de 6 % sa capacité opérationnelle, a estimé jeudi le patron des gendarmes, le général Richard Lizurey.

Le directeur général de la Gendarmerie avait déjà fait ce constat devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, le 18 octobre 2016.

S’exprimant jeudi lors d’un petit déjeuner à l’invitation du Haut comité français pour la défense civile (HCFDC), le général Lizurey a ajouté que la transposition totale de la directive pourrait apporter une dégradation supplémentaire de 3 % de la capacité opérationnelle de la Gendarmerie.

La France doit transposer cette directive européenne sur le temps de travail dans la police, la gendarmerie et les armées. Dans un premier temps, la direction de la Gendarmerie a donc rédigé une instruction, entrée en vigueur le 1er septembre 2016, qui accorde à chaque gendarme onze heures de repos par tranche de vingt-quatre heures. Résultat, selon le général Lizurey, une « dégradation opérationnelle » de 6 % du temps de travail des quelque 98.000 gendarmes, soit 6.000 équivalents temps plein (ETP)

Reste maintenant à transposer impérativement, d’ici la fin de cette année 2017, la limitation du temps de travail de chaque gendarme fixée par l’Europe à 48 heures par semaine. Et, selon le patron des gendarmes, on pourrait imaginer une dégradation supplémentaire de 3 %.

En 2016, 2.300 postes supplémentaires avaient été alloués à la Gendarmerie. En 2017, 400 autres postes sont attendus.

Par ailleurs le général Lizurey s’est dit préoccupé, en cas d’une éventuelle opération d’évacuation du site de l’aéroport à Notre-Dame des Landes, près de Nantes.

Selon le directeur, des occupants – dont « beaucoup d’étrangers – ont créé une « nouvelle société avec un noyau dur qui forme un système militaire de défense et de combat ». Il a évoqué la présence d’armes et d’explosifs, et une tentation extrémiste. En cas d’évacuation du site décidée par le gouvernement, des schémas d’intervention ont été planifiés par la Gendarmerie. Mais le général Lizurey a prévenu que cette opération pourrait causer des victimes de part et d’autre.

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