mardi 7 juillet 2020
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Dans une brigade de proximité. Photo d'illustration (DL/L'Essor).

Deux sénateurs volent au secours des petites brigades des gendarmes

Menacées, les petites brigades des gendarmes peuvent compter sur le soutien de deux sénateurs. Philippe Paul (LR, Finistère) et Yannick Vaugrenard (PS, Loire-Atlantique) alertent sur les risques qui pèsent sur le maillage territorial de la Gendarmerie.

Dernière attaque en date contre ce réseau de près de 3.000 brigades? Une proposition formulée à l’issue des ateliers d’idéation, un travail prospectif qui a rassemblé près de 1.500 réservistes citoyens chargés de plancher sur l’avenir de la Gendarmerie. Ces derniers proposent une mesure radicale qui a fait tousser les sénateurs. Ils suggèrent de fermer les brigades de moins de dix gendarmes!

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Un recul des services publics avec la fermeture des petites brigades ?

Une telle réorganisation permettrait peut-être d’obtenir certaines améliorations en termes de rationalisation des moyens, de concentration des ressources au profit des unités restantes qui seraient alors mieux dotées, mais elle représenterait en même temps un recul des services publics de proximité, ce qui semble particulièrement peu pertinent dans le contexte actuel″, dénoncent les deux sénateurs dans leur rapport pour avis sur les crédits de la Gendarmerie, un document écrit pour la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

On ignore pour le moment si la direction générale a repris à son compte cette proposition. Il semble toutefois que la hiérarchie planche sur une autre piste. Elle n’est en effet pas opposée à l’ouverture des petites brigades à d’autres services publics. 300 points ″France service″ doivent ouvrir d’ici janvier prochain, et près de 2.000 d’ici 2022. La direction générale voit d’un bon œil l’installation de ces services dans les petites brigades. Une manière de mutualiser des coûts supportés actuellement par les seuls gendarmes. ″Cette solution conduirait toutefois indéniablement à une banalisation de la Gendarmerie et des services de sécurité″, avertissent les deux sénateurs.

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Les deux élus n’éludent pas les difficultés rencontrées actuellement par les petites brigades. Problèmes de sécurité et de salubrité pourraient en effet conduire, faute de crédits, à devoir fermer des casernes. ″La Gendarmerie se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, analysent-ils. Soit les prochaines années verront une forte remise en cause de son modèle territorial, éventuellement partiellement compensée par des efforts drastiques de mutualisation avec les autres services de l’Etat, soit la Nation décide d’un effort d’ampleur en faveur du service public de la sécurité, ce qui implique le déblocage de financements importants et pérennes permettant de remettre à niveau l’ensemble des moyens matériels.″

G.T

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Un commentaire

  1. Retraite

    Bravo pour la proposition de la réserve citoyenne, je vais enfin penser qu’elle est utile.

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