mercredi 25 novembre 2020
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Des gendarmes mobiles à l'entraînement en situation de violences urbaines au CNEFGM de Saint-Astier (Photo DC).
Des gendarmes mobiles à l'entraînement en situation de violences urbaines au CNEFGM de Saint-Astier (Photo DC).

Des gendarmes mobiles en renfort à Dijon après un week-end émaillé de violences

Des gendarmes mobiles sont arrivés en renfort à Dijon, ce lundi 15 juin, après un week-end émaillé de violences.

Selon la direction générale de la Gendarmerie, environ une soixantaine de militaires ont été envoyés dans la capitale de la Bourgogne pour rétablir l’ordre. La préfecture de la Côte d’or mentionnait quant à elle l’arrivée d’un escadron de gendarmerie mobile, soit 110 militaires. Les gendarmes mobiles sont intervenus avec des CRS, des policiers de la brigade anticriminalité et les spécialistes de l’intervention du Raid. Face à eux, une centaine d’opposants, selon la préfecture. Sur cette vidéo diffusée sur Snapchat, on distingue l’arrivée des camions des gendarmes mobiles. On entend distinctement des bruits ressemblant à des détonations.

Lire aussi: Violences urbaines: les gendarmes ciblés et caillassés en région parisienne

Situation inédite à Dijon

Mais que se passe-t-il à Dijon? La ville fait face depuis ce week-end à une situation inédite. Selon les autorités, des dizaines de Tchétchènes auraient mené trois expéditions punitives ces derniers jours. Les images d’affrontements, diffusées sur les réseaux sociaux, ont suscité l’effroi et la consternation. Dans une vidéo, on voit ainsi une voiture arriver à forte allure à un croisement où de nombreuses personnes, le visage masqué, sont attroupées. Le véhicule fait ensuite une sévère embardée.

Un jeune homme a expliqué au quotidien régional Le Bien Public les raisons de cette violence. Il s’agirait, affirme-t-il, d’une expédition punitive lancée après l’agression par des dealers, le 10 juin, d’un adolescent issu de la communauté tchétchène. Après une descente dans le centre-ville, la bande armée s’est ensuite dirigée vers le quartier des Grésilles. Le parquet de Dijon a recensé en tout trois expéditions, qui ont causé six blessés. Le gérant d’une pizzéria a notamment été grièvement blessé par des tirs d’une arme à feu. Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradations et incitation à la violence.

Des violences qui ont suscité la colère de certains habitants de ce quartier. Lundi soir, alors que les expéditions attribuées aux Tchétchènes avaient pris fin, des hommes cagoulés se sont rassemblés. Tirs en l’air, incendies de véhicules et destructions de caméras ont ainsi été déplorés. De même, des émeutiers ont pris à partie des journalistes de France 3 venus faire un reportage. Si les forces de l’ordre n’ont interpellé personne ce week-end, elles ont pu arrêter quatre fauteurs de trouble lundi soir.

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Un commentaire

  1. Parigino

    L’armement des racailles est étalé au grand jour via les réseaux sociaux:
    https://www.lefigaro.fr/armes-illegales-un-arsenal-invisible-au-service-de-la-delinquance-20200630

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