samedi 28 novembre 2020
Accueil / A la Une / Des anciens des forces spéciales et du GIGN se retroussent les manches pour les soignants
Photo d'illustration (M.G/L'Essor).

Des anciens des forces spéciales et du GIGN se retroussent les manches pour les soignants

Des anciens des forces spéciales, dont des ex GIGN, se sont démenés pendant la crise sanitaire pour donner un coup de main aux soignants.

“S’engager pour la vie”. Bruno T., alias Toto, n’a pas oublié la devise du GIGN à son départ du groupe, il y a neuf ans. Alors, à la fin mars, alors que la vague du coronavirus menace de submerger les hôpitaux de France, il n’hésite pas. Avec quatre camarades – un second ancien du GIGN, un ancien de la DGSE, un ancien des forces spéciales, et un chef d’entreprise, ils se jettent dans la mêlée. Ils sont à l’origine d’une belle initiative durant la crise sanitaire. Pendant plus d’un mois, ils ont donné un coup de main aux soignants de l’AP-HP, à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil.

L'hôpital Henri Mondor (Capture d'écran Google maps).
L’hôpital Henri Mondor (Capture d’écran Google maps).

“Un engagement total”

L’histoire vient d’être dévoilée par Paris-Match. Bruno T., brevet n°171 du groupe, a accepté de nous en dire un peu plus. “On a vraiment marné, se souvient Bruno, gravement blessé en service, il y a treize ans. Au moins les quinze premiers jours. Cela a été un engagement total. A un moment donné, j’ai bossé 45 heures. Je vous avoue, j’ai pas trop dormi, j’ai retrouvé les sensations de l’époque.” Leur rôle? Venir en aide aux brancardiers, submergés. Mais aussi aider à la manipulation des malades avant des radios. Ou enfin assister le personnel de la morgue, pas loin du point de rupture. Ces spécialistes de la gestion de crise ont aussi parfois dû trouver les mots pour aider les soignants à faire face à leurs émotions.

Lire aussi: L’hommage vidéo du GIGN, en cours de déconfinement, aux combattants du Covid-19

Venus de Paris, du Sud-Ouest et même de la Réunion, les anciens proposent leurs services début avril à Martin Hirsch, le patron de l’AP-HP. “Cela a duré dix minutes et il a dit banco, se souvient Bruno. Dans l’urgence, on va directement au mieux, les barrières sautent. Cela nous a plu et ça nous correspond.” Les anciens n’arrivent pas seuls. Cela fait deux ans qu’ils ont monté une association, le Groupe assistance commando. Elle a notamment vocation à proposer ses services dans des situations d’urgence comme celle que la France a connu au printemps.

“Centré sur les valeurs du GIGN”

Cette structure a été créée par Bruno, un ancien des forces spéciales et un chef d’entreprise proche de la force d’intervention d’élite de la Gendarmerie. Elle rassemble des anciens des unités de renseignement et d’intervention. Leurs objectifs: entretenir le devoir de mémoire, mais aussi transmettre les valeurs de ces unités et encadrer des stages permettant le dépassement de soi. “Nous avons l’expertise commando, l’expertise physiologique et psychologique, l’expertise de la blessure – nous ne sommes pas des fous furieux, nous sommes capable de temporiser -, et enfin, avec notre cellule de projection, nous pouvons amener des volontaires”, précise Bruno.

“On adore ce qui est atypique, mais on est toujours centré sur les valeurs du GIGN, poursuit Bruno. On ne se voit pas parler devant quelqu’un ou donner un stage en étant has-been. Dans notre association, on veut absolument que les gens continuent à bosser dans des causes.” Lui-même s’était ainsi engagé à titre personnel durant la crise de l’ouragan Irma.

En tout, une trentaine de volontaires, dont une dizaine d’anciens gendarmes ou de réservistes citoyens, apporteront ainsi leur aide aux soignants. Certains sont déjà très bien connus dans la Gendarmerie, comme le docteur Gérard Chaput, spécialiste du traumatisme. D’autres, comme ces gendarmes du PGHM, se tiennent prêts au cas où – leur concours ne sera finalement pas activé. Avec cette première opération, les anciens viennent sans doute d’écrire la première page d’une très belle histoire.

GT.

Crowdfunding campaign banner

4 Commentaires

  1. PATRICK DESNOYER

    Bravo au GIGN
    J’ai connu la création de ce magnifique groupe en 1974 ou j’étais GM au 3/2 à Maisons Alfort. Que de bons souvenirs avec des camarades qui ont passé leurs diplômes avec moi.
    J’ai toujours des pensées pour ceux que j’ai vu partir trop tôt comme le Chef PASQUIER et JACQUES, mon Ami PIGNON. Alors comme ce groupe a toujours été soudé, il est normal qu’aujourd’hui les anciens fassent celà

  2. Bonjour,

    Respect a ces hommes!
    Neanmoins, peut on m expliquer pourquoi specialement ce renfort a Henri Mondor de Creteil?

    A ce moment la, pourquoi ne pas avoir essayer de mobiliser des reservistes ou retraites dans la France entiere…plus massivement

    Quelles etaient reellement les competences d ex membres du Gign ou de commandos dans le domaine des soins specialement?

    Merci de m expliquer ce leger flou!

    Cdlt

    • Jean Martial Thouvenot

      Et pourquoi et pourquoi ????
      Le monde va avancer avec de commentaires comme celui-ci.
      Faite le vous!! Monsieur.

  3. Ouilles

    Bravo toto encore un bel exemple d’abnégation et du don de soit au service des autres
    Huchhhhhh

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.