mardi 29 septembre 2020
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Section de recherches (Photo d'illustration S.D L'Essor)
Illustration (SD/L'Essor).

Démantèlement d’un trafic international de stupéfiants dans le Gard

(VERSION ACTUALISÉE)

Plus de 500.000 euros en liquide, 5 kg de cannabis, sept voitures et des armes ont été saisies et 15 personnes interpellées par la Gendarmerie dans la région de Nîmes dans le cadre d’un trafic international de cannabis.

Agissant sur commission rogatoire, 80 gendarmes de la section de recherches de Nîmes et du groupement de gendarmerie départementale du Gard ont interpellés lundi 15 personnes directement ou indirectement liées à une organisation criminelle internationale. Celle-ci importait du cannabis depuis le Maroc via l’Espagne pour le revendre dans les cités nîmoises.

Cette opération de grande ampleur est le fruit d’une enquête minutieuse conduite par les gendarmes de la SR de Nîmes, co-saisie avec le groupement de gendarmerie départementale du Gard et le Groupe d’intervention régional (GIR) de la gendarmerie de Montpellier.

Les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir importé “plusieurs centaines de kilos” de cannabis depuis le Maroc via l’Espagne, entre juin 2015, date de l’ouverture d’une information judiciaire pour trafic de stupéfiants par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Nîmes, jusqu’au moment de leur arrestation, a expliqué le lieutenant-colonel François Devigny, commandant la section de recherches de Nîmes, lors d’une conférence de presse. Ce réseau alimentait des cités de Nîmes, Avignon et du Pontet (Vaucluse).

Minima sociaux et voitures de luxe

Les investigations, qui ont été menées pendant 13 mois par les gendarmes de la section de recherches, ont été lancées début 2015 par un gendarme de l’unité territoriale de Bernis, mû par “son flair”, qui a décidé de se renseigner sur l’environnement d’un petit dealer d’un village voisin, a raconté Mme Beccuau, magistrat. Sont apparus alors “des noms très connus des services de gendarmerie et judiciaires à des époques anciennes pour avoir fait partie d’un réseau de haut niveau de délinquance”, a-t-elle précisé.

“Ce sont des gens extrêmement rompus aux techniques opérationnelles des services d’enquête avec un noyau dur familial fonctionnant sur un mode clanique autour (duquel) gravitaient plusieurs personnes”, a décrit le lieutenant-colonel Devigny. “Cette structure générait des bénéfices substantiels. Alors que la plupart sont sans profession ou vivent des minima sociaux, ils circulent dans des voitures de luxe, achètent de la maroquinerie de luxe, fréquentent les stations de sport d’hiver huppées et font des voyages à l’étranger”, a-t-il détaillé.

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