lundi 24 février 2020
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Intervention de l’office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) dans les vignes du beaujolais (Ph: Gendarmerie)
Intervention de l’office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) dans les vignes du beaujolais (Ph: Gendarmerie)

Démantèlement d’un réseau de travail illégal en Beaujolais

Ils étaient payés quelques dizaines d’euros par jours et certains logés dans des taudis. Les gendarmes viennent de démanteler un réseau  de travail illégal. De véritables esclavagistes exploitaient des vendangeurs bulgares dans le Beaujolais et le Mâconnais. Quatre Bulgares et un Français ont été mis en examen à Lyon et placés sous contrôle judiciaire à la fin de la semaine dernière.

Les personnes arrêtées sont soupçonnées de traite des êtres humains en bande organisée, exercice d’un travail dissimulé en bande organisée et blanchiment. (Ph: Gendarmerie)
Les personnes arrêtées sont soupçonnées de traite des êtres humains en bande organisée, exercice d’un travail dissimulé en bande organisée et blanchiment. (Ph: Gendarmerie)

Ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise par des gendarmes de l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) et de sections de recherches, avec le soutien du groupe d’intervention régional (GIR). L’enquête, entamée au début de l’année, a été coordonnée par l’unité européenne de coopération judiciaire Eurojust, avec la création d’une équipe commune franco-bulgare et l’assistance d’Europol. Au total, 80 enquêteurs ont été mobilisés.

“Travail illégal en bande organisée”

Payées quelques euros par jour, les victimes, des bulgares illettrés, étaient logés sous des tentes ou dans des chambres insalubres. (Ph: Gendarmerie)
Payées quelques euros par jour, les victimes, des bulgares illettrés, étaient logés sous des tentes ou dans des chambres insalubres. (Ph: Gendarmerie)

Déjà connus de la justice, les quatre interpellés sont poursuivis pour “travail illégal en bande organisée”, “traite des êtres humains aux fins d’exploitation par le travail en bande organisée” et “association de malfaiteurs”, selon le communiqué de la Gendarmerie.

Les membres de ce réseau dirigeaient une société de travail temporaire, basée en Rhône-Alpes. Ils recrutaient chaque automne des travailleurs saisonniers bulgares pour les vendanges dans le Beaujolais et le Mâconnais.

Lire aussi sur L’Essor: Démantèlement d’un important réseau de travail au noir

Le parquet à Sofia a ainsi dénombré 167 victimes. Travaillant pour quatre viticulteurs de la région, ces vendangeurs étaient installés sous des tentes ou dans des chambres insalubres. Pauvres et illettrés, ils signaient des contrats en français avec la promesse d’être payées soixante euros par jour. Les organisateurs du réseau retenaient ensuite la plus grande partie de leurs salaires investis dans l’immobilier et commerce. L’argent qui leur était versé leur permettait tout juste de regagner la Bulgarie.

PMG

Un commentaire

  1. flashlook

    un exemple des travers de l ‘U E avec la libre circulation des personnes et des biens
    l espagne est truffée de ce genre de mains d oeuvres ” africains esclaves” agricoles ,,
    bon “””” c est en espagne “””” ,,, me direz vous ,,, sauf que ces produits agricoles espagnol sont transportés & déversés dans toute l’U E et en premier lieu chez nous en France en concurrence directe et inégale avec nos agriculteurs qui ne peuvent s aligner commercialement !

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