lundi 17 juin 2019
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Maurice Jammet s'était retiré à Nice (Photo DR)

Décès du général Jammet, pionnier des “hélicos bleus” et premier commandant du groupement central des formations aériennes de la Gendarmerie

Le général Maurice Jammet (Photo Facebook)

Avec le décès du général Maurice Jammet  à l’âge de 87 ans, c’est une page importante de l’histoire des “hélicos bleus” qui se tourne.

En effet, Maurice Jammet qui est décédé le 3 février à Nice et dont les obsèques ont été célébrées à Nice samedi 9 février est un “grand ancien” parmi les pilotes d’hélicoptères de la Gendarmerie. Une véritable référence dans le monde aéronautique de l’Arme qui pleure aujourd’hui ce pilote.

Sur la page Facebook de l’amicale des anciens des Formations et forces aériennes  “Les Ailes de la Gendarmerie”, dont il a été le fondateur et le premier président, il est écrit:

“Sans l’action de Maurice Jammet, notamment de 1967 à 1981, les FAG d’aujourd’hui n’auraient sans doute jamais vu le jour..Visionnaire, c’est lui qui en a jeté les bases sur lesquelles ses successeurs ont construit les FAG.les sans lui les “FAG” ne seraient pas ce qu’elles sont”

Après des études primaires à Abzac (Gironde), Confolens (Charente) et des études secondaires à Limoges, Maurice Jammet a été enfant de troupes à Billom (Puy-de-Dôme) puis à Autun (Saône-et-Loire). Il intègre ensuite Saint-Cyr, dans la promotion “Ceux de Diên Biên Phu” (1953-1955). Il a débuté sa carrière de pilote dans l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) et a notamment servi en Algérie au sein du célèbre GH2 de Sétif avant de rejoindre la Gendarmerie comme lieutenant.

Premier commandant du GCFAG

Il a d’abord servi à Dijon avant de s’envoler pour les Antilles où il a créé en 1961 les sections aériennes de Fort-de-France (Martinique) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Il a ensuite rejoint la section d’Amiens-Bapaume puis celle de Satory. Nommé moniteur national au sein de la section de sécurité des vols (SSV), il a été le premier commandant du Groupement central des formations aériennes de la Gendarmerie (GCFAG) en 1976.

Dans “Les gendarmes du ciel” (éditions Pierre de Taillac), le livre qui retrace l’histoire des forces aériennes de la Gendarmerie, les auteurs écrivent que “l’objectif est de structurer l’organisation des hélicoptères en Gendarmerie en créant notamment une doctrine d’emploi propre et en assurant une instruction unique pour les pilotes après leur passage à l’EAALAT (Ecole d’application de l’aviation légère de l’armée de terre)”.

En 1981, alors colonel, Maurice Jammet, quitte les formations aériennes pour rejoindre la gendarmerie départementale comme commandant d’un groupement puis adjoint au commandant de la région à Marseille. Il a pris sa retraite en 1987.

Il était notamment officier de la Légion d’honneur, titulaire de la croix de la Valeur militaire avec deux citations, de la croix du Combattant, de la médaille commémorative Algérie et de la médaille de l’Aéronautique.

Lors de ses obsèques, les forces aériennes de la Gendarmerie étaient représentées par le général de division (2S) Daniel Leimbacher, ancien commandant des forces aériennes de la Gendarmerie,et président du conseil de la sécurité aérienne de la Gendarmerie, le colonel (H) Patrice Gras, président des “Ailes de la Gendarmerie” , le colonel (H) Pierre Rossignol, pionnier des pilotes et des plongeurs de la Gendarmerie, le lieutenant-colonel Jean-Marie Demain, commandant du groupement sud des FAG à Hyères, le chef d’escadron Jean-Paul Marzi, commandant la section aérienne de Digne (04) accompagné du major Ali Ait Hameur et de l’adjudant-chef Jérôme Collene.

L’Essor adresse ses condoléances attristées à son épouse et à ses proches.

D.C

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Un commentaire

  1. Je présente mes sincères condoléances à la familles du Général Jammet.
    Un grand Monsieur avec un grade le plus haut, qui a servi notre pays pendant des décennies.
    Je m’incline devant vous Mon Général.
    Reposez en paix.

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