mercredi 30 septembre 2020
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Régis Mourier, ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale
Régis Mourier, ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale

Décès de Régis Mourier, DGGN pendant la crise de l’été 1989

Régis Mourier, directeur général de la Gendarmerie nationale pendant la crise de l’été 1989 et ancien haut magistrat, est décédé le 23 janvier à son domicile de Vannes (Morbihan) à l’âge de de 83 ans, a annoncé sa famille dans le carnet du Figaro.

Titulaire d’un DES de droit et diplômé de l’Ecole nationale de la magistrature, Régis Mourier avait commencé sa carrière à la Direction des affaires criminelles au ministère de la Justice (1964-1967). Juge à Lyon de 1968 à 1970, il revint ensuite au service législatif du ministère.

Procureur de la République à Chaumont (1972-1977), puis inspecteur des services judiciaires, il fut nommé en 1979 sous-directeur de la législation criminelle, puis, en 1981, procureur de la République à Dijon et en 1986 prit les mêmes fonctions à Bobigny.

Directeur général de la Gendarmerie nationale de mars 1987 à août 1989

En mars 1987, Régis Mourier est nommé directeur général de la Gendarmerie nationale. Un poste qu’il va occuper jusqu’en août  1989, date à laquelle il du quitter son poste en pleine crise de la gendarmerie. Survenue peu après l’assassinat de quatre gendarmes lors des évènements de Nouvelle-Calédonie en avril-mai 1988, cette crise s’était manifestée par l’envoi de nombreuses lettres anonymes adressées aux plus hautes autorités de l’État et communiquées à la presse mettant en cause les conditions de travail des militaires de la gendarmerie.

Ces lettres dénonçaient la pénibilité du travail, comme les horaires de travail et les astreintes, les conditions de logement et le manque de considération dont leurs auteurs estimaient être les victimes.

Cette première crise fut résolue par des « états généraux de la gendarmerie », et le lancement d’une « rénovation du service public de la gendarmerie », qui se traduisit par une réforme profonde de l’organisation, des conditions de travail et des mécanismes de concertation au sein de la gendarmerie.

Régis Mourier fut alors remplacé par un haut fonctionnaire, Charles Barbeau. Fait inédit, celui-ci avait déjà été DGGN de 1979 à 1984 et restera de 1989 à 1991 à la tête de la DGGN.

Régis Mourier fut ensuite avocat général à la Cour de cassation à la 3e chambre civile (1989-1994) et à la chambre commerciale (1994-1997).

Ses obsèques seront célébrées le vendredi 27 janvier en l’église Notre-Dame-de-Lourdes à Vannes.

 

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