lundi 30 novembre 2020
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Des gendarmes de l' Oclaesp lors d'une perquisition (Photo d'illustration - FB/Gendarmerie)
Des gendarmes de l'Oclaesp lors d'une perquisition (Photo d'illustration - FB/Gendarmerie)

Crise sanitaire: l’enquête des gendarmes de l’Oclaesp distingue 4 volets distincts

Nouvelle étape dans la procédure judiciaire sur la gestion de la pandémie du coronavirus, suivie par les gendarmes de l’Oclaesp. Mardi, le parquet de Paris vient en effet d’annoncer l’ouverture de quatre informations judiciaires.

Elles visent les chefs d’abstention volontaire de combattre un sinistre, de mise en danger de la vie d’autrui et d’homicides et blessures involontaires. Ce sont les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris en charge des affaires de santé qui vont diriger les investigations.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire en juin 2020. La justice avait alors reçu 59 plaintes et signalements. Ce nombre a visiblement enflé. Les quatre informations judiciaires ouvertes cette semaine rassemblent 253 plaintes. Elles mettent en cause des décideurs et structures publiques nationales, dont, en premier lieu, le désormais célèbre directeur général de la santé Jérôme Salomon.

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Les gendarmes de l’Oclaesp ont mené des auditions et des perquisitions

“Les investigations réalisées principalement par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) ont permis, notamment par l’audition des principaux plaignants, de distinguer quatre volets portant respectivement sur des faits qui auraient été commis au préjudice de la population en général (240 plaintes), de personnels de santé (5 plaintes), d’agents de la fonction publique d’État (4 plaintes) et de personnes malades ou décédées (4 plaintes)”, précise le parquet de Paris.

Outre ces auditions, l’Oclaesp a mené plusieurs perquisitions. Avec le soutien des policiers de l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). A la mi-octobre, les enquêteurs s’étaient déplacés chez l’ancien Premier ministre Edouard Philippe. Les investigations avaient également visé Olivier Véran et Agnès Buzyn, actuel et ancienne ministres de la Santé, Sibeth Ndiaye, ancienne porte-parole du gouvernement, ou encore Jérôme Salomon et Geneviève Chêne, directrice générale de Santé publique France.

Lire aussi: Gestion de la crise du coronavirus: les perquisitions au sommet de l’Etat des gendarmes de l’Oclaesp

Rattaché à la direction générale de la Gendarmerie, l’Oclaesp avait préparé en juin la mise en place d’une cellule dédiée pour cette affaire potentiellement gigantesque. L’office central, dirigé par le général de brigade Jacques Diacono, rassemble au fort de Montrouge plus de 70 personnels.

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