lundi 14 octobre 2019
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Essor triple meurtre Drôme hélicoptère
Une formation de pilote d'hélicoptère impose une durée de lien au service de 8 ans Photo d'Illustration (DC/L'Essor).

Crash mortel d’hélicoptère dans les Pyrénées : le BEA pointe des défaillances du pilote

Le capitaine Jean Christophe Royer, 49 ans. Le major Dominique Jamet, 48 ans. L’adjudant-chef Christophe Cavaillès, 45 ans. L’adjudant-chef Lionel Loussalez-Artets, 43 ans.

Pyrénées : l’hélicoptère des gendarmes a fait une chute de 600 mètres

Une série de défaillances de la part du pilote est à l’origine de l‘accident d’un hélicoptère de la gendarmerie dans un massif des Hautes-Pyrénées, qui avait coûté la vie à quatre gendarmes en
mai 2016, a indiqué lundi la branche défense du Bureau enquêtes accidents (BEAD-air) dans un rapport.

Cet accident avait entraîné une énorme émotion avait causé la mort de quatre gendarmes, deux membres d’équipage et deux secouristes du PGHM : le capitaine Jean Christophe Royer, 49 ans, le major Dominique Jamet, 48 ans; l’adjudant-chef Christophe Cavaillès, 45 ans – dont une promotion du CNISAG porte le nom – et l’adjudant-chef Lionel Loussalez-Artets, 43 ans. Les trois sous-officiers ont été décorés à titre posthume de la médaille militaire.

L’accident d’hélicoptère le plus grave dans l’histoire de la gendarmerie

L’accident s’était produit au cours d’une mission d’entraînement au secours en montagne dans le massif du Vignemale, point culminant des Pyrénées françaises à 3.298 m, au moment où l’équipage de l’hélicoptère y récupérait cinq militaires déposés le matin même pour un entraînement.

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Après avoir embarqué deux d’entre eux, l’appareil avait décollé avant de s’engager dans un couloir étroit. Mais les pales de l’aéronef avaient heurté une paroi, avant de s’écraser 600 mètres plus bas, à environ 2.500 m d’altitude. Les quatre gendarmes, pères de familles et âgés de 43 à 49 ans, avaient tous péri.

Aucun problème mécanique

Écartant tout problème mécanique de l’appareil ainsi que toute anomalie sur la chaîne de commandes de vol et des conditions météorologiques défavorables, le BEAD-air note une série de défaillances du pilote, un homme expérimenté totalisant plus de 4.300 heures de vol, dont plus de 2.500 sur ce type d’appareil.

Ainsi, “la représentation imprécise du relief avant le décollage” a “conduit le pilote à réaliser un décollage à faible hauteur dans le couloir de la Gaube“, affirme le BEAD-air. Le BEAD-air note que la hauteur prise par l’appareil fut de 7 m, ne garantissant “pas de marge suffisante vis-à-vis de l’obstacle” se dressant à sa droite, dans un couloir dont la largeur, à cette hauteur, est de 18 m pour un rotor de 11 m.

Le BEAD-air souligne aussi “le sentiment de maîtrise de la situation par le pilote lié à l’expérience et l’expertise de la haute montagne”.
Les enquêteurs notent par ailleurs “la répétition des rotations qui aboutit à l’installation de routines qui conduisent le pilote à réaliser un décollage rapide”.

Ils soulignent enfin “une combinaison de défauts d’attention et de difficultés de perception” qui “limite la capacité du pilote à mener une action corrective”.

Sont citées notamment à ces titres, la “focalisation de l’attention” du pilote “sur la paroi gauche” du couloir, “particulièrement imposante visuellement” et “culminant à 243 mètres au-dessus de l’hélicoptère” ou la “perception approximative des distances et du diamètre rotor”.

Le pilote et co-pilote appartenaient au Détachement aérien de gendarmerie de Tarbes, ( DAG) les deux autres militaires au peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées).
Cet accident était le plus grave dans l’histoire de la gendarmerie, et l’un des plus meurtriers en hélicoptère.

La médaille militaire pour trois des quatre victimes du crash d’hélicoptère dans les Hautes-Pyrénées

Avec AFP

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