jeudi 28 mai 2020
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Un gendarme du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L'Essor).
Un gendarme du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L'Essor).

Covid-19 : Sept vrais-faux sites officiels fermés par la Gendarmerie

Les escrocs ne connaissent pas le confinement. Certains profitent de la crise sanitaire pour piéger les internautes. La Gendarmerie vient d’obtenir la fermeture de sept sites qui tentaient d’obtenir données personnelles ou coordonnées bancaires en se faisant passer pour des sites officiels.

Le commandant de la section de recherches (SR) de Metz, le colonel Gérard Cligny, a expliqué à L’Essor que ces sept vrais-faux sites officiels ont été repérés par les cyber gendarmes de la SR. Lors d’une veille mise en place au plan national dès le début de la crise sanitaire liée au Covid-19. Une veille coordonnée par le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la Gendarmerie.

Lire aussi: Cybercriminalité: un quart d’affaires en plus pour le C3N

Mise à jour payante de la Carte vitale

Ces sept sites essayaient de collecter les données personnelles ou les mots de passe pour obtenir des coordonnées bancaires  des internautes. Un des sites proposait par exemple  une mise à jour de la carte vitale contre paiement. Alors que la mise à jour des cartes vitales est gratuite et s’effectue dans un centre de Sécurité sociale ou dans une pharmacie. Ces sites imitaient la syntaxe et la typographie des sites officiels.

L’un d’eux, avait ainsi contrefait le site ameli.fr, portail officiel de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). La plateforme de déclaration des employeurs pour le chômage partiel, générait ainsi des pages qui se bloquaient. Et le vrai-faux site proposait alors d’appeler un numéro surtaxé pour régler le problème.

Certains de ces sites ont été repérés très rapidement. Du coup, la gendarmerie a pu alerter les hébergeurs. Ceux-ci ont alors l’obligation de fermer les sites illégaux.

“Hygiène numérique avec des gestes barrière”

Le colonel Cligny recommande aux internautes d’être “très vigilants” et d’adopter une “hygiène numérique avec des gestes barrière”. Ne pas cliquer sur les mails que l’on connait pas et ne pas ouvrir ni télécharger les pièces jointes.

Reste à déterminer maintenant si des internautes ont effectivement pu être abusés et s’ils ont subi un préjudice financier.

PMG

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