mercredi 17 juillet 2019
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Photo d'illustration (Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Photo d'illustration (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Coulommiers: une nouvelle unité se consacre à la protection des familles

Avec plus de 300 dossiers traités en seulement neuf mois d’existence, la nouvelle unité dédiée aux violences intrafamiliales de la gendarmerie de Coulommiers (Seine-et-Marne) n’a pas chômé.

En novembre 2018, le lieutenant-colonel Sébastien Jouglar, commandant la compagnie, a créé le groupe d’enquête et de protection des familles (Geprof). Violences et viols au sein des familles sont le lot quotidien de cette unité composée de quatre gendarmes, tous volontaires, et d’une travailleuse sociale, explique Le Parisien.

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Pour ce type de faits, la Gendarmerie disposait déjà des brigade de protection des familles. Elle va désormais plus loin avec le Geprof dont les membres ne sont pas soumis au planning classique des brigades territoriales. “Ici nous avons le temps de mener des enquêtes” explique le gendarme Mathieu François au Pays briard. “C’est un réel confort de travail qui permet de mieux suivre les dossiers”.

Les violences au sein des familles: un fléau majeur

Pour les gendarmes de la compagnie de Coulommiers, le Geprof présente un double avantage. D’une part, ses enquêteurs sont plus efficaces car ils ne travaillent que sur les cas de violences intrafamiliales, une matière très spécifique. D’autre part, en les libérant de ce type d’enquêtes, ils leur font gagner un temps précieux.

Ce type de violence est un fléau majeur. On recense ainsi une victime par jour dans la circonscription de la compagnie de Coulommiers. Trois brigades concentrent à elles seules 75% des procédures : La-Ferté-sous-Jouarre, La-Ferté-Gaucher et Rebais. C’est donc sur ces secteurs que le Geprof opère spécifiquement.

Au delà de ses missions d’enquête judiciaire, l’unité, commandée par le major Pierre Cayet, a une dimension sociale. Elle est incarnée par l’éducatrice spécialisée Séverine Chané. Aux côtés des gendarmes, son rôle consiste à installer un dialogue avec les victimes. Son analyse des situations permet, le cas échéant, de les orienter vers des associations ou des services spécialisés

Camille Chatelain

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