vendredi 27 novembre 2020
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Bernard Cazeneuve , ici lors d'une visite à Rouen, s'est rendu au Tchad (Photo S. Desmares)

Corse : une manifestation de soutien à des nationalistes condamnés à Paris dégénère

Une manifestation de soutien à de jeunes nationalistes corses, récemment condamnés à Paris, a violemment dégénéré samedi à Bastia, plusieurs dizaines de personnes jetant des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre et leurs véhicules.

Les incidents ont éclaté peu après la dispersion d’un défilé de soutien à ces nationalistes corses, condamnés le 6 octobre par la cour d’assises spéciale de Paris pour un attentat à la voiture bélier contre la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse), commis le 1er avril 2012 et qui avait fait des dégâts matériels.

Des violences condamnées par Bernard Cazeneuve 

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné des “violences inacceptables perpétrées par une cinquantaine d’individus”, “encagoulés et lourdement équipés”, qui ont attaqué la police “avec des cocktails Molotov et des objets métalliques”.

Face à la tension sur l’île depuis ce verdict, les dirigeants nationalistes avaient appelé au calme vendredi et le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, avait fait un geste d’apaisement en demandant à l’administration pénitentiaire d’examiner “avec bienveillance” les demandes de transfert des condamnés en Corse.

Cela n’a pas suffi: vers 16H30 samedi, plusieurs dizaines de jeunes cagoulés ont lancé des cocktails Molotov sur les CRS et les gendarmes mobiles, qui protégeaient la préfecture de Haute-Corse et dont la présence avait été renforcée. Huit véhicules, dont au moins un de police, ont commencé à brûler, mais les pompiers ont rapidement pu éteindre les flammes. Les jeunes cagoulés ont également déclenché un début d’incendie à la poste centrale de Bastia, située à 200 mètres de la préfecture.

La vieille ville quadrillées par des centaines de gendarmes

CRS et gendarmes mobiles ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes et de Flash-Ball. Ils ont ensuite bouclé le périmètre autour de la préfecture en déployant des camions et des cars. En fin de journée, un calme relatif était revenu dans les rues de la vieille ville, quadrillées par des centaines de gendarmes.

Aucun blessé n’est à déplorer selon le ministère de l’Intérieur, qui a annoncé le maintien d’un dispositif policier “conséquent” toute la soirée. Aucune interpellation n’a été rapportée.

La manifestation, à laquelle avaient participé quelque 1.500 personnes selon la police, 4.000 selon les organisateurs, s’était auparavant déroulée sans incident.

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