lundi 23 novembre 2020
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Réservistes de la Gendarmerie à la brigade territoriale autonome (BTA) de Mer (Loir-et-Cher). (Photo: ND./L'Essor)
Réservistes de la Gendarmerie à la brigade territoriale autonome (BTA) de Mer (Loir-et-Cher). (Photo: ND./L'Essor)

Confinement et menace terroriste: 3.500 réservistes de la Gendarmerie appelés en renfort

Lutte anti-terroriste, respect du confinement… Comme les autres armées, la Gendarmerie fait appel à ses réservistes pour renforcer les personnels d’active en cette période de crises.

Alors que la France entre dans une nouvelle période de confinement, la menace terroriste est toujours très présente. La preuve avec ce nouvel attentat qui a visé une église, jeudi 29 octobre, à Nice. Une situation qui a poussé le gouvernement à relever le niveau d’alerte sur le territoire. Le plan Vigipirate est maintenant à son niveau maximal: “urgence attentat”.

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Une double mission pour les réservistes

En déplacement à Nice, le chef de l’Etat a tout d’abord annoncé le renforcement des effectifs militaires mobilisés dans le cadre de l’opération Sentinelle. Leur nombre passant ainsi de 3.000 à 7.000. Dans la foulée, le ministère de l’Intérieur a décidé de solliciter ses réservistes. Et notamment ceux de la Gendarmerie. Le général de division Olivier Kim, délégué et commandant des réserves de l’Arme, a ainsi adressé un message à l’ensemble des réservistes opérationnels, les appelant à se tenir prêts à répondre aux sollicitations.

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Lutte anti-terroriste et contrôle du respect des mesures sanitaires… A l’heure du reconfinement, les contours de la mobilisation des réservistes se dessinent donc de ces deux missions. “Tout dépendra bien sûr de la manœuvre globale que décidera la DGGN, précise Renaud Ramillon-Deffarges, le président de l’Anorgend. Mais les réservistes sont prêts à répondre à l’appel une nouvelle fois!”

En pratique, dès ce weekend, des détachements de surveillance et d’intervention (DSI) de réservistes vont venir renforcer les unités territoriales. Objectif: abonder le dispositif global souhaité par le ministère de l’Intérieur de 100.000 policiers et gendarmes mobilisés pour la sécurité des fêtes religieuses de la Toussaint et, dès lundi, de la rentrée dans les établissements scolaires. Suite à un nouveau conseil de défense et de sécurité vendredi 30 octobre, Gérald Darmanin a d’ailleurs précisé le chiffre de 3.500 gendarmes réservistes appelés chaque jour.

Des réservistes de tous les combats depuis le printemps

Sollicités dès la fin du printemps, les réservistes de la Gendarmerie sont depuis lors de tous les combats. Dans les régions et groupements, le recours à ces renforts n’a d’ailleurs pas faibli. Après l’accompagnement du déconfinement et la sécurisation des bureaux de Poste, ils ont participé cet été aux dispositifs estivaux de protection des populations dans les zones d’affluence saisonnière.

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Ils ont également armé en parallèle des détachements d’appui territoriaux (DAT) pour renforcer les unités et veiller au respect des mesures sanitaires et des gestes barrières. Enfin, ils ont aussi répondu présent pour sécuriser les établissements scolaire à la rentrée. Des formations initiales ont même pu avoir lieu pour former de nouveaux réservistes.

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“La mobilisation n’a jamais été aussi importante”

“C’est donc un succès plein pour la réserve” souligne le président de l’Anorgend, après une période d’incertitude”. On se souvient en effet que lors du premier confinement, un certain trépignement et une fébrilité avait raisonné dans les rangs des réservistes. “Beaucoup ne comprenaient pas qu’on ne fasse pas appel à eux.” Mais la direction générale avait répondu qu’il fallait préserver le potentiel. “Il y a eu une mise en réserve de la Réserve“.

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Toutefois, cette stratégie cohérente a bien fonctionné, note Renaud Ramillon-Deffarges, puisque la mobilisation des réservistes n’a jamais été aussi importante. Il faut remonter à juillet 2016 et aux décisions de Bernard Cazeneuve –là encore suite à un attentat à Nice– pour retrouver un niveau d’engagement aussi élevé qu’actuellement pour la réserve opérationnelle. Sans oublier nos 1.500 réservistes citoyens qui apportent leurs compétences et expertises dans le cadre de cette crise à la fois sanitaire et terroriste.”

LP

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