samedi 26 septembre 2020
Accueil / A la Une / La Commission des finances du Sénat rejette les crédits Gendarmerie/Police du projet de loi de finances pour 2017
Le Sénat (Photo MG/L'Essor)
Le Sénat (Photo MG/L'Essor)

La Commission des finances du Sénat rejette les crédits Gendarmerie/Police du projet de loi de finances pour 2017

La Commission des finances du Sénat a rejeté jeudi les crédits des programmes Gendarmerie/Police du projet de loi de finances pour 2017.

Le rapporteur spécial de la commission Philippe Dominati (Les Républicains, Paris) rappelle dans un communiqué  que la France « est confrontée depuis deux ans à un contexte sécuritaire d’une exceptionnelle gravité, marqué par une hausse sans précédent de la menace terroriste et une crise migratoire de grande ampleur ».

Le gouvernement propose d’augmenter « significativement », soit 3,4 %,  les moyens pour la Gendarmerie et la Police, afin  de créer 2.286 emplois au sein des deux forces. Si cette évolution, qui témoigne du “changement de rythme” tardivement décidé par le Gouvernement à la suite des attentats du 13 novembre 2015, ne peut être qu’approuvée, Philippe Dominati regretté qu’elle se fasse une nouvelle fois au détriment des crédits de paiement d’investissement et de fonctionnement.

Par ailleurs, Philippe Dominati déplore que « l’effet bénéfique attendu de l’augmentation des effectifs soit susceptible d’être remis en cause par la mise en place de nouveaux cycles de travail ».

Ainsi, explique le sénateur, l’application partielle de la directive européenne sur le temps de travail dans la Gendarmerie s’est traduite par une diminution d’heures travaillées comprises entre 3 % et 5 %. Cette baisse est équivalente à une perte de 3.000 à 5.000 emplois, qui doit être comparée au nombre total de créations d’emplois prévues au cours du quinquennat dans la gendarmerie (3.181 emplois).

Si le gouvernement « ne peut bien évidemment pas être jugé seul responsable des effets négatifs liés à l’application anticipée de cette directive », Philippe Dominati relève que « la mise en place d’un nouveau cycle horaire extrêmement coûteux en effectifs au sein de la Police lui est entièrement imputable, avec une perte opérationnelle d’un tiers attendue dans les unités de la sécurité publique concernées. 

En outre, selon Philippe Dominati, « les inquiétudes exprimées depuis plusieurs semaines par les policiers à travers le pays traduisent la place centrale désormais occupée par des problématiques très éloignées de la gestion des effectifs,t elles que la faiblesse des moyens de fonctionnement et d’investissement et l’existence de nombreuses tâches indues qui éloignent policiers et gendarmes du terrain.

Or, sur ces deux sujets, Philippe Dominati souligne que les réponses apportées par le gouvernement « apparaissent à la fois tardives et insuffisantes ».

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *