lundi 13 juillet 2020
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Capture d'écran du compte Twitter Cybergend.
Capture d'écran du compte Twitter Cybergend.

Comment les cybergendarmes investissent les réseaux sociaux

Les cybergendarmes investissent les réseaux sociaux. Les militaires, qui souhaitent renforcer leurs actions de prévention, ont créé coup sur coup deux comptes sur Linkedin et Twitter.

Sur le réseau social professionnel Linkedin, le compte Cybergend compte déjà 514 membres, ce mardi 26 mai, un beau score environ un mois après sa création. Les cybergendarmes partagent dans ce groupe des actualités sur la sécurité informatique. Mais aussi des analyses de l’Arme ou des articles de presse. Le nouveau compte Twitter, également dénommé Cybergend, compte lui déjà plus de 2.500 abonnés en quelques jours.

Renforcer la lisibilité des messages des cybergendarmes sur les réseaux sociaux

Pourquoi avoir créé aujourd’hui ces deux comptes? De source interne, il s’agit avant tout de rendre plus lisible le message des cybergendarmes. À terme, les cybergendarmes pourront également partager sur ces canaux de diffusion des contenus plus élaborés. Le compte Twitter permet ainsi aux militaires de transmettre au grand public des informations sur la cybersécurité et la cybercriminalité. Tandis que le compte Linkedin permet de cibler des professionnels qui peuvent devenir des relais pour les messages de prévention des gendarmes. Ces thématiques étaient certes déjà présentes sur les autres canaux d’information de la Gendarmerie. Mais elles pouvaient parfois être noyées dans le flot des autres messages des gendarmes sur les réseaux sociaux.

“Nous allons également (…) continuer à renforcer nos actions de prévention à travers l’ensemble du territoire, expliquait ainsi le colonel Eric Freyssinet, le chef du nouveau pôle national de lutte contre les cybermenaces mis en place par l’Arme en novembre 2019, à nos confrères de Globalsecuritymag. Cela passe à la fois par des interventions publiques, des actions de sensibilisation et de conseils auprès du plus grand nombre. Il est essentiel que nos actions s’adaptent à tout type de publics, et que chaque citoyen sache qu’il peut faire appel à nous quel que soit le problème auquel il est confronté.”

Lire aussi: Eric Freyssinet prend la tête du nouveau pôle national de lutte contre les cybermenaces

Les nouveaux comptes sociaux des cybergendarmes illustrent leur montée en puissance. L’Arme, qui compte aujourd’hui 5.000 spécialistes, ambitionne d’en rassembler 7.000 d’ici 2022. Ce réseau comprend essentiellement des correspondants C-Ntech présents en brigade, mais également des enquêteurs NTech et des enquêteurs sous pseudonyme. Quant à la pointe de diamant du dispositif des cybergendarmes, le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), elle s’appuie désormais sur neuf antennes régionales. Ces dernières se sont greffées aux sections de recherches de l’Arme en région et à Paris.

GT.

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Un commentaire

  1. Paul Bismuth

    Les criminels ont tellement investi dans la technologie qu’il va falloir gonfler les effectifs pour les contrer:
    https://securiteinterieurefr.blogspot.com/2020/06/face-laggravation-de-la-criminalite.html

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